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 l'ombre et la lumière. (olie).

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MessageSujet: l'ombre et la lumière. (olie).   Ven 14 Nov - 17:08

Une clope pincée entre mes lèvres, j'observe les gens passés assis sur un banc devant le lycée. J'observe et je cherche. Je cherche Olie. J'attends de la voir passer et de pouvoir passer mon bras autour de ses épaules.
Sauf qu'elle est pas là. Et Olie, elle est jamais en retard. Alors je me pose des questions et me dis que si elle pas là... J'ai rien à faire là. J'ai rien à faire dans cette masse formée de cons et de connes que je supporte à peine. Ou pas du tout même.
J'écrase ma clope, me lève, prends mon sac et commence à marcher pour m'éloigner. Aller chez Olie. Ses parents seront pas là, ils sont jamais là.
Je comprends juste pas vraiment pourquoi je ne suis pas au courant de pourquoi elle n'est pas là.
- Si c'est pas Morris qui va à la recherche de sa meuf, comme c'est mignon.
Je respire, prends une grande inspiration, me dis qu'Olie n'est pas là aujourd'hui. Que sans elle, la Tempête ne pourra jamais être arrêtée et qu'il faut pas. Il faut pas que je m'embarque là-dedans. Ce serait mauvais. Pour ce connard. Et pour moi. Je finirais par me faire virer une bonne fois pour toute. Et si je me retrouve à East Palo Alto, je finirai par buter quelqu'un.
- Mais il est tout calme en plus. Elle l'a vraiment bien dompté.
[...]
Arrivé devant chez Olie, je me dis que j'aurais pas dû céder.
Parce que du coup, j'ai les phalanges en sang et y en a même sur mon t-shirt. Mais Olie, elle a l'habitude alors je me dis qu'elle va pas être choquée. J'aime pas quand je vois des nuages sombres dans son regard. Des nuages qui ressemblent à de la crainte. Même s'ils s'en vont vite pour laisser la place au soleil.
Je frappe à la porte, me dis qu'il vaut mieux pas que je rentre sans invitation, parce qu'on sait jamais. Puis quand elle ouvre, je souris directement. Parce qu'elle est belle et que je peux pas m'en empêcher, tout simplement. Elle est là, devant moi et comme toujours, ça m'apaise.
Olie, c'est le soleil luisant, la lune qui illumine la nuit et la lumière au bout du chemin.
- T'étais pas au lycée.
Que je dis, en la regardant dans les yeux, sans pour autant lui en vouloir, parce que de toute façon, elle est là. Et je suis avec moi.

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MessageSujet: Re: l'ombre et la lumière. (olie).   Ven 14 Nov - 17:52

T'aurais dû être là, dans cette cour, au milieu des fous.
Mais t'y étais pas car une maudite insomnie t'as emporté, si loin,  que les sonneries répétitives de ton portable se sont échouées dans l'air. t'as ouvert les yeux, une fraction de seconde pour interrompre le vacarme avant de repartir dans les bras de Morphée. t'as préféré la douceur et la chaleur de tes draps blancs aux dents acérés de ces idiots que tu côtoies si souvent. Et même si tu penses à lui, t'as pas la force de t'extirper de ton lit. c'est trop dur, pas aujourd'hui. [...] des minutes écoulés, quelques gouttes de pluies échoués sur la vitre et ton corps toujours allongé. doucement, tes paupières viennent à délaisser l'obscurité pour s'ouvrir à la clarté. tu plisses les yeux et de petites rides inondent ton front. il fait froid, c'est une constatation. ton corps s'accroche à la chaleur des draps, encore quelques minutes, quelques secondes, peut-être moins. probablement moins, quand tu perçois l'acharnement devant ta porte. Un coup, deux coups, et tes lèvres s'étirent machinalement en connaissant pertinemment l'identité qui se cache dérrière la porte. ou du moins, tu espères que ce soit lui. qui d'autres viendraient jusqu'ici ? enfin tu délaisses tes draps, abandonnes sa chaleur et laisse la plante de tes pieds se refroidir à chacun de tes pas. de petits pas qui s'égarent jusqu'à l'entrée, jusqu'à ce que tes doigts s'emparent de la clenche. un moment d'hésitation, d'égarement où tu te demandes à quoi tu ressembles,  là, maintenant. cheveux ébouriffés, prunelles éteintes, et vêtue d'un long débardeur. tant pis. tu pries pour que ce soit lui.


Tes doigts enclenche la clenche. appuient soigneusement sur cette partie de la porte pour dévoiler l'identité déjà prémédité. Tes yeux plongent machinalement sur son visage, dans ces prunelles qui t'envoûtent. une seconde, petite et banale qui suffit à élargir ton sourire. Ce sourire. celui qui naît de lui. Puis, une lueur d'ombre t'effraie. lueur d'une tempête tout juste égarée. indice qui dirige ton regard plus bas, là où les indices deviennent des traces. des traces de sangs et des coups. ça s'entrechoquent, ça s'assemblent. si bien, qu'ils effacent ton sourire. il se noit lentement vers le large. t'as l'impression que c'est de ta faute.

- T'étais pas au lycée.

t'aurais dû être là. t'aurais dû lutter contre la fatigue. tes yeux se figent sur le tissus taché de sang, presque imbibé par une bagarre incontrôlée. et inconsciemment, ton esprit s'imagine la scène. navigue de tâches en coups jusqu'à ce que tes lèvres rosées ne s'entrouvrent. un souffle-court, et tu t'approches. le sang ne t'effraie plus. Billy est là, c'est le principal.

- mais j'aurais dû être là.


ta phrase file entre tes lèvres et ton corps va à lui. calée contre son torse, tu en oublies le sang. trop prés, trop prés pour y voir les traces égarées.

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MessageSujet: Re: l'ombre et la lumière. (olie).   Sam 15 Nov - 11:16

Je sais que s'il n'y avait Olie dans ma vie, les choses auraient été différentes. Sûrement que je serais déjà en prison, ou dans un hôpital psychiatrique. Elle me maintient, elle, sa présence me rend meilleur. On est biens et j'espère juste qu'on restera comme ça le plus longtemps possible.
À vrai dire, j'ai besoin de l'avoir. Besoin de savoir qu'elle n'est pas loin. Que je peux aller la voir au n'importe quel moment. Chez moi, c'est pas la joie. Mais je sais que quand je suis avec elle, le monde autour existe plus. Même la Tempête l'aime. Sinon la Tempête s'arrêterait pas. Porterait même sa colère suprême sur elle. Mais non. Au contraire.
Je sais pas comment elle a fait. Je sais pas comment elle fait. Mais je sais qu'elle le fait. Et je crois que je l'admire pour ça. D'être la. D'arriver à ne pas avoir la trouille. Parce qu'un tas de meufs osent même pas m'approcher de peur que je pète un plomb. Et elles savent que si elles disent ne serait-ce qu'un mot insultant Olie et c'est la Fin. Ou plutôt le Début. Le Début de la Tempête et la Fin pour elles. Ou eux.
Un sourire s'échoue sur mon visage quand elle ouvre la porte et elle sourit aussi. Puis son regard descend sur mon shirt et je vois qu'elle aime pas ça. Mais je fais pas exprès. Je fais pas exprès de m'énerver. On me provoque. Exprès, mais quand même.
- Mais j'aurais dû être là.
Mais c'est pas de ta faute. C'est de la mienne. Et celle de ce connard qui va avoir du mal à parler pendant un petit bout de temps. Olie se réfugie contre mon torse et je soupire de joie en refermant mes bras autour d'elle. Putain, je crois que je le dirai jamais assez, mais elle est parfaite. Mes yeux se sont fermés par réflexe, tandis que je pourrais la garder comme ça jusqu'à la fin des temps. Pour toujours. Et je sais que je serais bien. Heureux.
- C'est pas grave, tu sais...
Que je dis dans son oreille.
- On sera mieux ici que là-bas de toute façon.
Et c'est vrai. On est mieux partout qu'au lycée. Entourés de ces cons. De ces cons qui usent leur temps inutilement.
- Puis tu vas me faire entrer, dis?
Que je lui demande avec un nouveau sourire.

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MessageSujet: Re: l'ombre et la lumière. (olie).   Lun 17 Nov - 17:14

Doucement, tes prunelles s'abandonnent dans l'obscurité pour succomber à ce parfum qui émane de lui.

- C'est pas grave, tu sais...

De doux mensonges s'égarent entre ses lèvres charnues, s'échappent dans l'air pour se heurter à tes pensées. Il ment, masque volontairement la gravité de ton absence pour t'empêcher de culpabiliser. tu le sais, t'as l'habitude. vieille et anodine petite routine qui consiste à se protéger mutuellement. et si un flot d'injures se heurte violemment en toi, tu demeures impassible, calme contre son torse. une inspiration, une expiration s'ensuit, et on oublie. t'oublie la réalité en te laissant bercée par ce souffle chaud qui frôle ta peau. il a beau être recouvert de sang, avoir enchaîné d'indénombrables coups de poings, avoir tabassé l'un de vos camarades, toi, t'as l'impression d'être en sécurité. l'illusion qu'entres ses bras rien ne pourra t'atteindre.
- On sera mieux ici que là-bas de toute façon.

tu souris, acquiesçant silencieusement sa remarque. une remarque pertinente, qui te réconforte le temps d'un instant. mieux là, entre ses bras, qu'au milieu de ces fous. qu'au travers des bagarres.

- Puis tu vas me faire entrer, dis?

ton sourire se fond sur tes lèvres, se faufile au coin de celles-ci et une petite lueur s'immisce dans tes iris. Une lueur espiègle, celle qui t'incite à demeurer silencieuse quelques minutes. tu comptes les secondes. marque une petite pause avant de te dégager de ses bras pour te hisser sur la pointe de tes pieds. la marée s'égare au loin, les vagues se fondent sur le sable. et toi, toi t'es là. à admirer les traits de son doux visage le temps de ton attente volontaire. tu le fais exprés, joue gentiment avec ses nerfs pour le taquiner. Puis, le temps s'écoule, et tes lèvres s'entrouvrent enfin."Depuis quand as-tu besoin de mon autorisation ? "le fil s'étend, petit fil de nylon sur lequel on teste la résistance. et si l'envie de le taquiner te ronges intérieurement tu te retiens. tu noies tes pulsions pour ne pas l'amener au bout. la tempête vient juste de partir, il est trop tôt. trop tôt pour que ta malice ne la ramène à lui. tes doigts s'égarent sur ses plaies, caresses les coups engendrés avant que ton corps ne s'éloigne de lui. " entre, je vais te soigner ça. te redonner t'as beauté, parce que là.. là t'es moche.   " tu mens, et ce petit sourire qui s'immisce sur tes lèvres dénonce parfaitement ton manque de convictions. t'aimerais que ce soit vrai. qu'il soit moche avec tout ces hématomes, qu'il soit laid, qu'il t'éffraie, et pourtant, il est beau. Il est beau à t'en crever le coeur. si beau, que chaque tâche de sang pourrait être une pulsation de ton organe vital. organe vital qui s'emballe, si fort qu'il éclabousse et égare quelques tâches. Ils disent qu'il est dangereux, qu'il n'est pas bien pour toi, ils disent un tas de chose que tu n'écoutes pas, n'écoutes plus. le temps a fini par emporter ta raison, elle navigue sur les flots, dérive lentement on ne sait où... et toi, tu t'en fou. il entre, tu entre, et tu claques la porte aux nez des autres.

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MessageSujet: Re: l'ombre et la lumière. (olie).   Lun 17 Nov - 19:53

Je crois qu'Olie se sent coupable, mais elle devrait pas. C'est pas de sa faute si je suis comme ça. C'est pas de sa faute si je peux pas me contenir. C'est pas de sa faute si sans elle j'ai personne pour me contrôler, me calmer, me doser. C'est de ma faute à moi si je suis comme ça. Personne d'autres. Sûrement les circonstances de la vie, mais c'est tout. Rien d'autres.
Alors je la tiens un peu plus près de moi pour la rassurer. Doucement, mais sans la lâcher tandis que je me sens bien là, contre elle. Comme toujours. Puis ça me fait du bien à moi aussi, de la sentir contre moi. Parce que je sais que quand elle est là, la Tempête rode toujours, mais elle reste loin. Elle reste calme, me laisse tranquille. C'est mon salut, Olie et je crois qu'elle le sait. Ou peut-être qu'elle fait comme si elle savait pas, mais intérieurement, je suis certain qu'elle le sait.
Elle se défait, se met sur la pointe des pieds et me fixe. Elle a les yeux pleins de malice et je souris. Même si j'ai jamais vraiment compris cette manie de me fixer avec autant d'attention. Parce qu'il y a rien de fantastique à regarder. Chez elle, par contre, oui. Parce que là, tout est beau. L'intérieur. L'extérieur. Tout. J'attends qu'elle me réponde quand même. Parce que j'ai envie de savoir pourquoi elle me fait autant attendre. Et pourquoi elle me regarde autant.
- Depuis quand as-tu besoin de mon autorisation?
Je sais pas, depuis aujourd'hui.
- Peut-être que t'as envie de retourner dormir et peut-être que je suis pas invité... On sait jamais.
Si ça se trouve, elle a pas beaucoup envie de me voir. Peut-être qu'elle veut rester seule. Mais plus ça va, plus je me sens con. Parce que sinon, elle m'aurait envoyé chier. Mais elle l'a pas fait. Ou elle aurait pas ouvert. Et pourtant elle est là et elle sourit et elle me regarde avec ce regard que je comprends pas toujours. Mais qui veut sûrement dire quelque chose dans sa tête à elle.
- Entre, je vais te soigner ça. Te redonner ta beauté, parce que là.. là t'es moche.
Je souris. Comme si je l'avais déjà été, beau.
- Tu vas avoir du travail alors.
Ça, c'est moi qui te le dis. Elle me fait entrer et je souris en la suivant jusqu'à sa chambre, je me pose sur le lit en attendant qu'elle revienne. J'aime bien sa chambre, on est biens dedans. J'y suis bien. Je me sens mieux là que chez moi. Y a son odeur partout. C'est imprégné d'elle. J'aime ça.
Olie revient avec du désinfectant et tous ces trucs dont je crois pas avoir vraiment besoin. Puis quand elle est à côté de moi, je me rapproche d'elle et pose mes lèvres sur les siennes. Je peux pas m'en empêcher, parce qu'elle sent bon et qu'elle est belle. Puis ça fait longtemps. Ça fait depuis hier. Et une nuit sans elle, c'est long.

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MessageSujet: Re: l'ombre et la lumière. (olie).   Lun 17 Nov - 21:03

- Tu vas avoir du travail alors.

Tu lèves tes yeux vers le ciel, un doux soupire s'échappe de tes lèvres, et tu balayes sa remarque. Ses mots coulent, lentement, peu à peu ils s'échouent ; se noient dans ta vérité. Il a beau ironiser, tu sais qu'il y croit. Tu as la certitude même qu'il se croit laid. Alors, t'as envie de le secouer. D'extirper tes pensées pour le confronter à la réalité. un miroir, des aveux, et un bourrage de crâne. Pourtant, tes lèvres se scellent, et tes pas montrent un chemin qu'il connait déjà. Et, dans la routine accidentelle vos chemins se séparent le temps d'un instant. quelques minutes pour une trousse de soin. Avant c'était mouchoirs en papiers et un fond d'alcool survivant aux déboires de tes géniteurs. des grimaces, et un brin de dégout.  Aujourd'hui, les compresses stériles s'entassent habilement dans un des placards de la salle de bain accompagnées de bouteilles d'alcools. t'as pas vraiment cherchés à les dissimuler, aprés tout, tes géniteurs sont si rarement là qu'ils ne les croiseront probablement jamais. sourire meurtri et pensées délavées. Tu poursuis ton chemin, et tu reviens. Tes prunelles naviguent sur sa personne, et tu te rapproches. Parfois, en te plongeant dans ses prunelles, tu viens silencieusement à espérer entendre ses pensées. Percevoir toutes ces choses qui bouillonnent à l'intérieur de son être. Ces choses qui le hantent, et peut-être, qu'en plus, t'aimerais voir comment il te voit. Tu te noies. lentement tu succombes à tes pensées, à ce flot perpétuel de questions qui s'agite en ton être. Olie... tu t'égares dans tes pensées. si fort, que son baiser t'électrocute. Une douce pression qui frétille sur tes lèvres, délicieuse bulle de champagne qui éclate dans l'air. ET d'un coup, ces lèvres envoient valser tes pensées. Billy, plus fort que ces cachets anesthésiants qui vous ramollisse le crâne.


Tu navigues en eaux-troubles,
emportée par ses lèvres.


Tes lèvres s'accrochent un instant aux siennes. Savourant un moment trop longtemps attendu. un jour, un jour sans un baiser, c'est long... Trop long pour toi. Puis, il y a la peur, cette peur d'un jour. La peur d'une séparation qui l'amène à la déchéance. Tu n'oses jamais l'avouer, pourtant, t'as peur de le perdre. Et parfois, dans ses rêves noirs qui hantent tes nuits, une bagarre éclate. Trop violente pour être apaisée,et trop puissante pour tes bras. Et là, tu deviens victime de ces déboires. Victime d'une bagarre qui se finit autrement. Billy ne peut pas toujours gagner, Billy n'est pas invisible, et ça tu le sais. Ton front se repose contre le sien et dans ce baiser-volé , doux baiser apprécié, une perle d'eau salée s'échoue sur ta joue. " Un jour sans toi, c'est long. " tu souffles, délaissant ses lèvres alors que tu appliques instantanément sur l'une de ses blessures une compresse d'alcool. " Embrasses-moi, encore... " une envie. un besoin. autant pour toi que pour lui. Car il a beau être un habitué des blessures, de ces égratignures, ces failles qui se creusent sur sa peau, le picotement et la douleur perdure. Alors, tu pries pour qu'il t'embrasse. Un murmure, doux appel à une résistance intérieure.



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MessageSujet: Re: l'ombre et la lumière. (olie).   Lun 17 Nov - 22:03

Si je pouvais passer ma vie chez Olie, je le ferais. Jamais quitter sa chambre, rester tout le temps avec elle et oublier le monde autour. Oublier le lycée, le peu de famille qui me reste et ses parents à elle. Oublier qu'il y a d'autres gens à l'extérieur. Faire comme si le monde nous appartenait. Rien qu'à nous deux. Et on serait heureux, dans ce monde, bien que superficiel, mais amplement suffisant rien que pour nous deux. Suffisant pour qu'on soit heureux. Suffisant pour que je me sente bien. Et elle aussi, je crois.
Olie, je suis certain qu'elle mérite mieux. Mieux qu'un taré violent. Mieux que Billy Morris, ce petit con agressif. Mais pourtant, elle est avec moi. Je crois qu'elle se rend pas compte que si elle voulait, elle pourrait avoir le monde à ses pieds. Qu'elle perd son temps avec un con comme moi. Mais je lui dirais pas. Parce que je crois qu'elle est heureuse et que rien que de la voir sourire grâce à moi, ça me fait un truc. Ça me remplit le cœur de joie, bordel.
Parce que parfois, j'ai l'impression qu'il est vide. Mon cœur. Qu'il est froid et qu'il bouge plus. Puis je la vois. Ou je l'entends. Ou je la sens. Et là, ça change. C'est comme s'il se remettait à battre d'un coup. Puis elle me sourit. Et la, c'est un cataclysme dans mon cerveau. Parce que j'ai l'impression qu'elle est vraiment heureuse de me voir, souvent et je me demande pourquoi. Mais ce pourquoi, je lui demande jamais. Au cas où elle se mette elle-même à se questionner ensuite.
Puis je suis encore plus content quand mes lèvres se posent sur les siennes. Quand ma main se pose sur sa nuque et que pendant un court instant, y a vraiment qu'elle et moi. Avec ce contact naturel et agréable. Agréable, foutu euphémisme. Son front contre le mien, je souris. Moins quand j'ouvre les yeux et que je vois une larme sur son front.
- Un jour sans toi, c'est long...
Putain, m'en parle pas. C'est plus long qu'une éternité. Mais change pas de sujet, Olie. C'est pas pour ça que tu pleures.
- Mais pourquoi tu pleures?
J'aime pas ça quand elle pleure, surtout maintenant que je peux me demander si c'est de ma faute. La faute à qui d'autre? On est que deux ici. Une compresse d'alcool vient piquer ma joue. Avant ça me faisait grincer des dents l'espace d'une seconde. Mais maintenant, je le sens plus. Maintenant, c'est normal. Naturel. Trop banal même.
- Embrasses-moi, encore...
T'as même pas besoin de me demander, que je me retiens de lui dire. Je m'exécute avec un sourire sur les lèvres. Je sais pas si j'arrête de sourire quand je suis avec elle. Ah si, quand elle pleure. Mais c'est tout. Sinon, je suis trop heureux pour pouvoir faire autre chose que sourire parce qu'elle est là. Je soupire contre ses lèvres, ma main sur sa joue, doucement échouée là. Mes yeux sont fermés tandis que j'apprécie le moment comme si c'était la dernière fois. Comme si elle pouvait avoir un éclair à tout moment...

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MessageSujet: Re: l'ombre et la lumière. (olie).   Lun 17 Nov - 22:47



- Mais pourquoi tu pleures?

Pour rien. tu pleures pour rien. Ou du moins, tu pleures pour une futilité qui ne vaut guère la peine d'être énoncée. Une perle d'eau-salé s'est échouée. Une jolie trainée d'humidité qui réveille tes sentiments. Ta larme a glissé, elle s'est délicatement faufilée sur ta peau pour disparaître entre vos lèvres ; dans ce baiser. Une douce pression que tu savoures une seconde fois. Tes lèvres s'adonnent au sienne, dans un tourbillon qui t'embarque. Parfois, dans un instant idyllique, t'aimerais partir. Partir loin. Partir avec lui. Parce que tu le sais, toi , t'as besoin de rien d'autres que lui. Délicatement tu tamponnes les plaies. De douces pressions qui s'arrêtent parfois pour reprendre plus bas, plus haut, là où des failles ce sont égarées. Yeux clos, tu frôles habilement sa peau du bout de tes doigts. Tu caresses les montagnes, ces petites croûtes avant de noyer tes doigts dans de petites flaques de sangs. t'as l'habitude, et cette routine dirige machinalement tes gestes. une dernière plaie. un dernier pansement, et c'est fini. Et dans ce même élan, tes lèvres s'échouent sur les siennes en repensant à ces derniers mots. T'aimerais partir à la dérive, nager loin du rivage, t'y éloigner... mais tu le sais, tu sais que les vagues te rattraperont et que ces mots reviendront. "Je ne pleures pas" , pas vraiment. Tu as juste laissé s'égarer une larme. une maudite petite perle salée s'est échappée de tes yeux et t'as trahi. Jolie trahison que tu tentes vainement de rattraper. En vain, car la vérité ne tarde pas à s'échapper de tes lèvres. " C'était juste une larme, une toute petite larme pour me rappeler à quel point t'es important pour moi. C'est bête, tu vois ? C'est pas ma faute, elle est tombée toute seule. d'un coup... J'ai l'impression d'être une idiote maintenant, foutue larme. " un soupire, quelques mots, des aveux, et ton visage se baisse délicatement tandis que tes doigts s’agrippent sur son T-shirt tâché de sang. " Racontes-moi, dis-moi pourquoi il t'as frappé..." "il", "il" n'est pas Billy. "il a frappé", parce que pour toi c'est évident. évident que ce n'est pas de sa faute à Billy. Billy n'agit pas pour rien. Et même si les autres l'accablent, toi, tu le sais. Tu sais que Billy agit à cause d'eux. De ceux qui te donne le vertige. Ils sont les responsable. Plusieurs idiots, un troupeau entier d'animaux qu'on devrait enfermer en cage. Et si ta haine se noie en toi, celle de Billy ne peut s'empêcher de survenir. Elle s'éveille d'un coup, brusquement, comme le réveil d'un volcan. Ils devraient se taire, c'est leur faute. Et même si tu as tendance à intervenir en leur faveur, ils te blessent aussi, parfois. Tu subis les mots, ces injures qui tonnent dans l'air, ces regards de méprit qui te brise. Ils sont destructeurs.

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MessageSujet: Re: l'ombre et la lumière. (olie).   Mar 18 Nov - 14:38

- Je ne pleure pas.
Bah si, parce que sinon j'aurais pas eu à enlever la larme qui est tombée sur ta joue. Mais si tu veux pas me dire, je comprends. Peut-être que c'est à cause de moi. De mon shirt et de mon visage. Parce qu'ils sont rouge. Je sais qu'elle aime pas ça, Olie. Quand je porte trop de rouge. Mais j'y suis pour rien si ça me va bien et si ça me colle à la peau. Mais si elle veut pas me dire, je vais pas l'obliger. Je suis pas comme ça.
- C'était juste une larme, une toute petite larme pour me rappeler à quel point t'es important pour moi. C'est bête, tu vois ? C'est pas ma faute, elle est tombée toute seule. D'un coup... J'ai l'impression d'être une idiote maintenant, foutue larme.
Je fronce les sourcils. Alors mon importance devrait pas la faire pleurer normalement. Je comprends pas bien, mais ça doit être parce que je suis un peu con ça. Je sens ses mains tenir fermement mon t-shirt et ça me ferait presque oublier.
- T'es pas idiote, mais tu devrais pas pleurer à cause de moi. Je préfère quand tu souris. Quand tu souris, t'illumines le monde. Et t'effraies les tempêtes.
Je lui souris, parce que je veux qu'elle sourit aussi. Parce que ce que j'ai dit est vrai. Je le pense. Et même la Tempête sait que j'ai raison. Alors si on est tous d'accord, je vois pas pourquoi elle le serait pas aussi.
- Raconte-moi, dis-moi pourquoi il t'a frappé...
Je baisse la tête. J'ai pas envie de lui dire, parce qu'elle va penser que c'est de sa faute. Je la connais. Mais c'est pas de sa faute si les cons savent que les entendre parler d'elle, ça m'énerve. C'est pas de sa faute si je m'emporte quand on parle d'elle. Rien n'est de sa faute à elle, parce que elle, elle sait faire que le bien. Ou le mal, il vient des autres, il vient de moi. Mais pas d'elle. Alors si je lui dis, elle va croire que je me suis encore battu à cause d'elle alors que c'est pas vrai.
Je hausse les épaules avant de parler, pour lui montrer que ce que je vais dire est pas important.
- Il... Il a dit que c'était mignon que je te cherche. Mais je me suis pas énervé tout de suite, je venais te voir. Je me suis dit que tu serais contente si j'arrivais sans m'être battu avec quelqu'un. Sauf que quand il a dit autre chose, que tu m'avais bien dompté, bah je sais pas. Je crois que la Tempête l'a mal pris.
C'est de sa faute à elle, à la Tempête. Pas Olie.
- Mais c'est pas important. Ils sont pas importants. Toi, t'es importante.
Que je finis par lui dire en la regardant dans les yeux, parce que c'est elle qui compte. Pas les autres.

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MessageSujet: Re: l'ombre et la lumière. (olie).   Mer 19 Nov - 15:26

Entre ses lèvres s'échouent une douce mélodie,
de jolies-syllabes qui te font naviguer,
à droite, à gauche.
lentement, tu tangues.


Tes douces prunelles guettent ses lèvres, elles attendent patiemment que de petits sons viennent s'y extirper. Que des mots assemblés répondent à ta demande. Tu attends, attends comme souvent les réponses qui se noient en lui. trop de souvenirs entassés, trop d'évènements renier, alors, tu tentes à ta manière d'alléger ce fardeau. Un poids qui entraîne peu à peu Billy dans les abimes. Tu ne peux pas défaire les noeuds du passé, ni même extraire les souvenirs amères qui le hantent,mais , tu empêches les moeurs d'aujourd'hui de s'y entasser. Et c'est ce que tu fais, Olie. Les réponses à tes questions allégeront ses souvenirs noirs, ceux qui alimentent la Tempête. Lorsque tu vois ses lèvres s'entrouvrir, tu viens à tendre l'oreille. Tu ne souhaites pas le faire répéter. une fois suffit amplement.


- Il... Il a dit que c'était mignon que je te cherche. Mais je me suis pas énervé tout de suite, je venais te voir. Je me suis dit que tu serais contente si j'arrivais sans m'être battu avec quelqu'un. Sauf que quand il a dit autre chose, que tu m'avais bien dompté, bah je sais pas. Je crois que la Tempête l'a mal pris.



Doux sourire qui brave tes lèvres en percevant le début de ce récit. Quelques mots énoncés et tu perçois cette volonté nouvelle qui l'habite avant de te heurter à l'obscure réalité qui vous entoure. La tempête s'est levée à cause d'un connard de bitume. surnom inventé d'une association d'un juron et du monde gris d'aujourd'hui. Les connards de bitume ; ceux qui sèment le malheur, qui attendent patiemment la chute d'autrui. Tu les hais. Et même si ça te tue de l'avouer, la Tempête à eut raison. Elle a eut raison d'emporter cet ignare. Tes pensées s'agitent, si bien que tu resserres d'avantage l'emprise de tes doigts sur son T-shirt. Et dans tes pensées, celles qui demeurent en toi, tu te dis que la Tempête devrait les emporter. loin, loin de vous.


- Mais c'est pas important. Ils sont pas importants. Toi, t'es importante.


Jolies-pupilles féminines qui pétillent dans un sourire. Trois petites phrases qui flottent dans l'air et qui t'embarquent. comme-ça, d'un coup. c'est doux, c'est frais. tu flottes en apesanteur, tu flottes sur l'eau et ta frêle silhouette s'envole. une bouffée d'oxygène, dose d'adrénaline qui te fait frétiller les veines. Il y a des mots, des phrases comme celles-ci qui illuminent ta personne. Alors tes fins-doigts viennent à frôler délicatement sa joue. quelques caresses s'y égarent, un baiser s'y pose et un murmure s'ensuit. adieu les connard de bitume emportés par la Tempête, et bonjour les caresses d'un monde à deux. " importante avec toi. Nous sommes importants.Toi, toi et moi. " rectification bénéfique, d'une phrase qui reprends tout son sens. Parce que toi tu le sais, tu sais pertinement que sans lui tu n'es rien. qu'à force, Billy est devenu une part de toi. et que d'ailleurs, la Tempête aussi. Tu as beau estomper les moeurs de la tempête, ses colères intempestives qui surgissent, tu as parfaitement conscience que la Tempête fait partie de Billy. Que Billy sans la tempête, sans ce sang qui trône parfois sur son visage il n'est pas vraiment lui. Alors, tes lèvres s'entrouvrent encore. " toi, moi , et la tempête.  " parce qu'elle fait partie de votre vie. et que si tu l'aimes lui, tu l'aimes avec cette tempête qui sommeille en lui.


et sous tes manches se cachent
de malheureux souvenirs égarés sur ta peau.
quelques hématomes, de petits coups,
pour te rappeler que toi, tu n'es pas la tempête.



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MessageSujet: Re: l'ombre et la lumière. (olie).   Mer 19 Nov - 19:09

Ses doigts qui se referment autour de mon t-shirt, plus fort au fur et à mesure que je lui explique. Que je lui raconte ce qu'elle m'a demandé. Puis ses doigts qui se posent sur ma joue, puis ses lèvres au même endroit où sa main s'est posée. Un nouveau sourire se forme sur mon visage, parce qu'elle arrive toujours à ramener le bon en moi. Elle le fait toujours remonter à la surface. Comme si ça s'était noyé, mais qu'elle continuait de vouloir le sauver. Je trouve ça beau dans un sens, mais je suis pas sûr que ça fonctionne pour toujours. C'est ça dont j'ai peur, qu'un jour, je lui fasse du mal à elle.
- Importante avec toi. Nous sommes importants. Toi, toi et moi.
Je hausse les épaules. Olie a l'air convaincu. Elle a l'air sûre d'elle quand elle me dit ça. Comme si elle le pensait vraiment. Mais moi, je suis pas d'accord. Sauf que je veux pas la contrarier, alors je lui dis rien. Je fais comme si ce qu'elle vient de dire est vrai. Même si je sais que je suis pas aussi important qu'elle. Parce que c'est elle qui compte, pas moi. Elle et ça le restera. Toujours.
- Toi, moi et la Tempête.
Je relève la tête vers elle, d'autant plus perplexe. Ça aussi, je le comprends pas toujours. Comment elle peut avoir adopté la Tempête. Parce que même si la Tempête semble aimer Olie autant que moi, je suis sur qu'un jour, elle s'énervera contre elle. Je le sens en moi. Mais j'ai pas envie de ça. Alors parfois je reste tout seul dans mon coin, enfermé et parfois, je parle plus. C'est pas souvent, parce que je veux pas qu'elle se sente rejetée, Olie.
- Tu peux pas l'aimer, la Tempête.
Que je commence à dire en la regardant dans les yeux. Mais je sais pas si je vais réussir à bien m'exprimer.
- Elle pourrait se retourner contre toi. Parce qu'Elle sait que t'as du pouvoir sur Elle. Alors Elle pourrait en avoir marre et te rejeter, même si je le veux pas, moi. Elle s'en fiche, Elle, de mon avis.
Elle se fiche de tout la Tempête. Elle est agressive et inconséquente.
- Même si je crois qu'Elle t'aime, Elle t'aime pas autant que moi je t'aime.

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MessageSujet: Re: l'ombre et la lumière. (olie).   Mer 19 Nov - 20:48

- Tu peux pas l'aimer, la Tempête.

Faux, ses mots sonnent faux.Conclusion personnelle que tu ne partages pas. Préjugés qui t'irritent comme une tasse d'eau de mer, c'est amer.Tu l'aimes toi,  la Tempête. Tu ne sais pas vraiment pourquoi, ou peut-être ne veux-tu pas vraiment admettre pourquoi. Mais tu l'aimes. tu l'aimes pour les vagues d'eaux qui vous submergent parfois. La Tempête elle est toujours là, tapis dans l'ombre. Elle s'emporte parfois, te surprends, mais au fond, la Tempête elle s'énerve pour toi. Pour ces choses mensongères qu'on crie dans ton dos. Alors, dans ton idéale idyllique tu te dis qu'elle est bienfaitrice la Tempête. Et que dans ces excés de violence qui vous submerge. Dans ce quotidien bain-de-sang qu'elle inaugure, la Tempête noie vos ennemis. Tes pensées t'amènent à tanguer. à droite, à gauche. parfois tu ne sais plus quoi penser de la Tempête. Alors tu tends l'oreille, perçoit les sons en avalant ses craintes.

- Elle pourrait se retourner contre toi. Parce qu'Elle sait que t'as du pouvoir sur Elle. Alors Elle pourrait en avoir marre et te rejeter, même si je le veux pas, moi. Elle s'en fiche, Elle, de mon avis.

parfois t'y penses ; dans ces rêves noirs qui t'hantent le soir. Tu renies cette possibilité, l'enfouie inlassablement au fond de ton être en tentant vainement de l'amener à couler. couler pour ne plus remonter à la surface. qu'elle s'échoue, loin, à la dérive de toi. Et dans ces moments d'incertitudes tu pries des hommes dont l'existence fut incertaine, parfois in-certifiée. Tu t'accroches à l'espoir, comme toujours. Parce que t'as la foi que la tempête t'épargneras. La foi qu'elle croit en toi, en vous. idiote petite Olie , bercée d'illusions et d'espérances.

- Même si je crois qu'Elle t'aime, Elle t'aime pas autant que moi je t'aime.

Les premiers mots résonnent en ton esprit, si bien que la fin de la phrase s'estompe on ne sait où. toi, tu ne retiens que l'incertitude d'une croyance infondée. Personne, personne ne peut savoir ce que pense réellement la Tempête. Et Il le sait plus que quiconque, lui, sait pertinemment que la Tempête est insaisissable. Et même si une source inépuisable d'espoir coule dans tes veines, là, à ce moment précis tu te retrouves à bout. à bout de souffle. à bout d'espoir.

Et de ces mots,
s'éveillent tes peurs.
des peurs refoulées,
noyées dans l'espoir.


Tes pupilles s'éteignent, et les couleurs du monde disparaissent. tu fanes, et tes épaules se haussent." Peu importe... " , souffle chaud qui contraste avec la froideur des mots. et tes douces caresses effacent ses craintes. " La Tempête peut bien se retourner, je m'accrocherais. " et tes mots balayent tes craintes. jolie raz-de-marée qui emporte tout, toute ces choses qui te faisaient frémir. Et, de tes doigts habiles tu ramènes Billy prés de tes lèvres. un dernier baiser, dernière close d'un pacte scellé. " tu sais pourquoi, pourquoi la Tempête ne me fait pas peur ? La première raison est que je t'aime, je t'aime trop, assez pour affronter la tempête. contre nous, la tempête n'est qu'une brise hivernale. Un vent frais qui fait frisonner nos corps. Puis, la seconde raison, c'est que la Tempête n'est rien comparée à la violence des connards de bitume.  " ton souffle s'estompe sur ses lèvres où s'échoue délicatement les tiennes. un baiser, et les peurs s'envolent.  

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