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 des blondes suicidaires, il n'y en a pas cent. (archi)

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MessageSujet: des blondes suicidaires, il n'y en a pas cent. (archi)   Mer 1 Oct - 15:07


des blondes suicidaires, il n'y en a pas cent.
innocence & archi.
archi.
a.
r.
c.
h.
i.
et jeff.
j.
e.
f.
f.
avant, ça sonnait un peu comme quelque chose de mélodieux malgré son air injurieux. aujourd'hui, ça sonne comme pardon, comme "rends-moi ce que tu m'as volé", des deux côtés.
innocence, elle sait. tout. ce qu'elle a fait, que l'aînée, du coup, s'est envolée.
mais surtout, elle sait ce qu'il s'est passé. les rumeurs vont bon train au lycée. et la cadette, elle enrage. elle essaie de se dire que c'n'est pas vrai. qu'elle, elle est comme tout le monde et qu'elle passe aussi son temps à colporter de fausses rumeurs pour faire bouger un peu le bahut trop insipide.
mais là, elle arrive pas à se faire entrer ça dans le crâne.
tout ce qu'elle entend c'est : archi et jeff se sont embrassés. avec la langue. et ils ont disparus. ensemble. p'têtre qu'ils ont couché ?
tous ces énergumènes se retournent sur le passage de la tatouée déchaînée. ils la regardent, chuchotent entre eux sur la rumeur. parce que tous savent à quel point innocence est attachée à archi. combien innocence est attachée à sa sœur aînée qui n'est même plus là pour être accusée.
à ces deux partis qui l'ont trahie.
elle serre et dé-serre les poings. aimerait tout casser, tout briser sur son passage.
elle sait pas où elle va, mais partout plutôt qu'au lycée où tous la fixent avec de la pitié peinte dans leurs prunelles mornes. ou ceux, plus cruels, qui rient sur son passage, s’esclaffent d'un : innocence est toute seule ! elle s'est fait baisée !
que des enculés.
plusieurs se sont retrouvés affublés d'un regard noir. d'autres, moins chanceux, ont eu droit à un coup de poing dans l'estomac bien senti, et d'autres encore - les plus malchanceux - se sont pris des coups de Dr Martens dans les tibias et un peu partout à la pose de midi.

14h.
elle est convoquée chez le CPE, mais le fait est qu'elle est déjà dehors, partie loin d'ici. bien entendu que l'administration a eu vent de sa hargne et de sa détresse, des coups partis sur un coup de tête. mais elle s'en fout. peut-être qu'elle préférerait être renvoyée : pour ne plus voir archi. pour ne plus voir jeff qui l'a ignorée toute sa vie et qui aujourd'hui lui plante un couteau dans le dos.
alors elle marche, traîne des pieds, ressasse la rumeur encore et encore. les larmes brillent dans ses yeux, et son cœur saigne.
plic. plic.
les goûtes imaginaires de sang se déposent sur l'asphalte à ses pieds. elle l'a mérité, sans doute. anton, fallait pas le toucher, et elle l'a fait. mais elle ne pensait pas jeff aussi sournoise, aussi perfide. et elle ne pensait pas non plus qu'archi réagirait de cette manière, lui qui est si solitaire.
et puis merde ! innocence, elle s'est excusée. encore et encore.
mais ça l'étonne pas d'archi, vu les mots durs qu'il lui a dit. sa vengeance, sans doute, de n'avoir pas aimé les mots proférés de sa belle poupée.

lorsqu'elle reprend conscience de la réalité, du mascara a bavé sur son minois, laissant des traînées noirâtres sur sa peau diaphane. le soleil est déjà en train de se coucher : il est tard et des étoiles apparaissent, disséminées. dans les rues, tous les adolescents semblent s'être donnés le mot pour sortir. il n'y a que des éclats de rire. ça lui donne envie de vomir, à l'innocente qui ne l'est pas tant.
la musique est vomie des boîtes de nuit et est perceptible dans la rue qui luit. des gens dansent à même le trottoir, sans doute découragés par la queue qui n'en finit pas pour pouvoir rentrer. l'enceinte est bondée, comme chaque vendredi soir.
l'innocente sort un joint de sa poche et demande un briquet au premier gars qui passe sur son chemin. un moyen aussi de tisser des liens. elle ne veut pas rentrer seule et être dans son grand lit trop vide, à même le sol jonché de conneries, pour ressentir toute la douleur dans son bide.

- hey, t'as pas du feu ?

elle demande à un brun tourné vers la boîte. sa veste en cuir moule ses épaules larges et le regard de la blonde se laisse entraîner vers les fesses enfermées dans le jean du garçon. plutôt canon.
néanmoins, c'est la débandade lorsqu'il se retourne...
archi.
oh non, pas lui.

- finalement, tu sais quoi ? laisses tomber.

elle crache, avant de déglutir tous les sentiments qui remontent dans sa gorge soudain trop sèche. la paume de ses mains est moite, rêche. elle se retourne, va demander à quelqu'un d'autre qu'elle commence à aguicher, même si le cœur n'y est pas.
la seule pensée qu'elle a, c'est qu'elle veut qu'il la voit avec un autre. qu'il soit jaloux, qu'il regrette ses mots acariâtres. ses mots-couteaux, mots-assassins. elle ne s'excusera pas. plutôt mourir que de se soumettre à archi, quand bien même son myocarde lui hurle son envie de lui. son envie de faire fit de leur pseudo amitié aujourd'hui brisée pour passer une nuit dans son lit.
alors finalement, elle change d'avis : elle se retourne, chope archi par sa veste et presse ses lèvres contre les siennes. elle n'est pas (encore) ivre ni défoncée, mais elle en a tout simplement assez. de se priver, de lui tourner autour et de baver. ça fait bien longtemps qu'ils ont cessé de jouer.
electric bird.
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MessageSujet: Re: des blondes suicidaires, il n'y en a pas cent. (archi)   Sam 4 Oct - 20:16


des blondes suicidaires, il n'y en a pas cent.
innocence & archi.

Ça faisait une semaine. Ou deux. Peut-être trois. Il n’en savait rien. Il n’en savait strictement rien archi, et pourtant ça le tuait. Ça le déchirait, ça lui ouvrait les tripes comme jamais auparavant. Et il se sentait con le petit. C’était sa faute après tout, ou pas. La leur, à tous. A eux. A elle. Même si au fond il savait très bien que partir, sans un regard, sans un mot, sans un geste avait amorcé le début de leur fin. Il n’avait jamais voulu ça. Leur fin. Parce qu’alors, ça signifiait sa fin aussi. Il ne respirait plus sans elle, sans ses regards, ses gestes, ses mots, ses yeux. Alors il faisait semblant de rien. Une seringue dans une main, un garrot dans l’autre, et il oubliait tout. Jusqu’à son propre nom. Sa propre vie.

Il a l’impression que ça dure depuis une éternité. Le jour ne se lève plus. Il en a oublié jusqu’à l’orthographe du mot école. A quoi bon la croiser, elle et ses sourires qui ne lui sont plus destinés. Dans son château fort, il vit la nuit le petit. Son corps se détruit, se perd, s’oublie. Il court après la mort, court après une vie qu’il a perdue. Il échappe à son destin, déjoue les tours maléfiques du destin, trace son chemin. Aujourd’hui ne fait pas exception à la règle. Aujourd’hui ne fait jamais exception à la règle. Il ne sait pas quelle heure il est Archi. Mais le soleil est parti depuis longtemps. Il peut enfin sortir des murs qu’il s’est créé. Du haut de sa tour, il contemple un monde dont il ne veut plus. Qui ne veut plus de lui. Mais il est heureux. Son cerveau embrumé l’est. Pataugeant dans un océan de sensations qu’il avait plus accroché depuis une éternité.

Adossé à un mur, Archi entend la musique battre son plein. Une nuit comme beaucoup d’autres. Son souffle rempli d’acide tueurs, il expire la nicotine de ses poumons. L’une des rares substances un tant soi peu clean. Ceux qui restent encore près de lui ont déjà essayé de lui faire entendre raison. Mais le jeune tatoué ne veut rien savoir. Il est bien. Et puis ils ont trop peur de lui. De lui et de ses poings meurtriers. Il ne compte plus le nombre de ceux qu’il a envoyé à l’hôpital. Ou plus loin. A vrai dire, il s’en contre balance. Ils doivent souffrir, tous. Comme il a tant souffert. Et comme il souffre toujours. Lui et ses sentiments de malheurs, lui et son cœur bafoué. Lui et sa fierté trop grande. L’imbécile.

Son regard vide d’expression se tourne vers une voix. Petite voix, voix ensorcelante, voix de ses rêves, voix d’avenir et pleine de surprises. Innocence. A l’état pur, brut, destructeur. Alors que ses douces paroles effleurent les oreilles bouchées du jeune homme, il la voit partir. Déjà. Trop vite. Trop tôt. Mais c’est à peine si il comprend ce qu’elle lui demande. Il se dit que ça doit être un rêve. Parce que la vie craint. L’innocente Innocence n’est plus dans sa vie. Elle l’est dans ses rêves néanmoins. Alors il rêve. Ou il hallucine. Parce qu’il sent encore la seringue dans la poche de son blouson, lui tapoter le flanc, lui rappelant sans cesse qu’il est parti dans un autre monde, d’autres dimensions. Il tend une main le défoncé. Une main qui se perd dans un brouillard d’émotions, de sensations. Déjà, il a perdu de vue cette main reliée à son corps. Est-elle encore là ? Il voudrait parler. Voir si il rêve encore. Mais tout est trop embrumé. Sa langue est pâteuse, lourde, revêche et échappe à son contrôle. Sa main tombe à ses côtés. Il inspire une nouvelle dose de cigarette.

Dans le brouillard qui embrume sa vision, il voit une nuée de cheveux blonds se précipiter vers lui. Au ralentis. Parce que tout est au ralenti chez lui. Sixième sens, mais il sens avant de voir les mains délicates s’emparer du haut de son blouson. Son blouson déchiré. Et c’est à peine si il a le temps d’additionner deux et deux que les lèvres les plus douces qu’il n’ait jamais senties se poser sur les siennes. Peut-être le déclic. Il n’en sait rien. Mais le flou devant ses yeux se dissipe. Il sait que c’est mal. A vrai dire, il ne sait pas pourquoi. Pas encore. Mais le peu de son cerveau pas encore détruit par les pilules lui dit de partir. Mais son corps dicte tout autre chose. On lui a toujours appris d’écouter son corps. Non ? En fait, il en a rien à branler.

Il lâche sa clope, agrippe les hanches qu’il presse à lui. A lui. Rien qu’à lui. N’est-ce pas ce qu’il a toujours voulu ? Plaquant la chevelure blonde contre le mur, il presse ses longs doigts abimés par les coups sur cette peau trop blanche. Il voudrait se fondre. Oublier. Détruire. Les principes, il les a tous oublié. Ses mots durs, il espère ne les avoir jamais dis. Ses dents attrapent sa lèvre inférieure, tirant dessus, il force le passage avec sa langue, serrant toujours cette taille fine entre ses doigts comme si sa vie en dépendait. Et sa vie en dépend. De cette pauvre gamine trop jeune, trop fragile, trop sûr d’elle. Mais il ne veut pas y penser. Alors il se presse encore plus contre elle. Forçant presque le mur à s’ouvrir sur eux. Mauvais. Mauvais. Mauvais. Tourne en boucle dans sa tête. « Pars » murmure qu’il n’est même pas sur d’avoir réellement dit. Mais elle ne peut pas rester. Ils se sont détruits. Ils se détruiront encore. Mais la tentation est trop forte.

Et dans un effort surhumain, il se détache. Rompant se contact qu’il a pourtant tant recherché. Archi passe une main sur son visage, soupirant fortement. Ses yeux injectés de sang ne pose sur le visage qui hante ses nuits, ses jours, sa vie. « Qu’est-ce que tu fous ? » Tout plutôt qu’avouer qu’il ne peut vivre sans elle.

electric bird.
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