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 MICKEY. j'veux m'en aller, mais je veux pas crever dans cette inhumanité.

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MessageSujet: MICKEY. j'veux m'en aller, mais je veux pas crever dans cette inhumanité.   Lun 18 Aoû - 16:37

elle s'évade, la bâtarde. se meut au gré du vent, voudrait devenir une jument alezan.
le coeur lourd de battements sourds, elle fixe le monde sans le voir. elle aimerait que déjà, ce soir le soir.
elle ne sait pas quoi faire. aujourd'hui, c'est samedi. tout ce qu'elle peut faire, c'est se souvenir d'hier. et oublier qu'il n'est que midi.
ses doigts flirtent avec son zippo, dont la flamme crache des étincelles. qu'elle est belle. elle hésite à sortir une clope : se détruire à petit feu, c'est son crédo.
un bâton de nicotine entre les doigts, elle regarde où l'ont menés ses pas. le skatepark, c'est pas un endroit qu'elle aime à fréquenter. c'est surtout un endroit pour s'évader.

c'est ce qui le rend si parfait. mais elle a pas ce qu'il faut, la petite poupée. elle s'approche de ceux qui s'amusent, en attendant de trouver sa muse.
ses prunelles suivent les acrobaties, en se demandant si à force ils se sont endurcis. parce qu'ils chutent, tous, comme des mouches. s'écorchent la bouche.
les mains, les genoux, qui ne demandent que des bisous. peut-être qu'ici, elle chopera le béguin pour quelqu'un.

puis son regard s'arrête. aussi vite qu'il s'est emballé, comme sur un coup de tête, sur ce mec à la tête de voyou, et elle aimerait dire, de taré.
ses yeux bleus la fascinent un instant, tant et tant qu'elle en oublie de détourner le regard. manquerait plus que ça crée une bagarre. son coeur résonne dans sa caboche, en faisant du boucan.
elle s'approche, lentement. malgré son approbation, son sourire se fait affriolant.

- toi aussi, tu les admires ?

elle parle trop, chris. même si elle n'a encore pratiquement rien dit, elle sent qu'elle glisse.

- t'as l'air... seul.

comme si elle allait lui apprendre quelque chose. faudrait qu'elle arrête ça : trop souvent, elle ose. prendre la parole, embêter les autres. et maintenant, ce bellâtre.


Dernière édition par Chris Carewall le Dim 24 Aoû - 20:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: MICKEY. j'veux m'en aller, mais je veux pas crever dans cette inhumanité.   Mar 19 Aoû - 17:41

il choisit le banc le plus sale pour s’asseoir. l'enfant triste se fond dans la masse, entre le bruit des roues qui claquent et des bouffées noires-cigarette que l'on tire.
toi aussi, tu les admires?
- qu'une voix lui demande. les yeux du garçon se lèvent et se posent sur une femme aux cheveux couleur soleil. t'es jolie, tu t'appelles comment? ça t'dirait qu'on parte un moment?
elle parle du groupe de jeunes, celui qui court, celui qui rit. mais mickey, lui, ne le regardait pas; il ne regardait pas la joie s'affoler. (non, bien-sûr que non)
il la regardait elle, il le regardait lui. il pensait à toi, à eux, à nous, à vous. il murmure des mots, lettres incompréhensibles. il s'étouffe, mickey. un appel à l'aide, vite, dépêchez-vous.
t'as l'air... seul.
- elle continue. (encore toujours)
qu'est-ce qui te fait penser ça?
- point d'interrogation.
c'est vrai, mickey, regarde-toi. tes yeux rougis n'intéressent personne. tes cernes trop grises, aussi noires que la nuit, font peur. mickey, bon sang, regarde-toi. pourquoi t'es pas chez toi?
assis-toi et tiens-moi compagnie, si ça peut te faire plaisir.
- sourire en coin, malin trop (si) malin.
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MessageSujet: Re: MICKEY. j'veux m'en aller, mais je veux pas crever dans cette inhumanité.   Mer 20 Aoû - 20:18

elle laisse ses prunelles s'égarer dans le ciel, qui, en ce début de soirée, prend des airs miel.
le bruit la calme. le bruit la berce. il la transperce. il est infime, infâme et pourtant si intime.
mais ses yeux se reposent sur le garçon, quittent les quelques rares parcelles de gazon. il est beau, avec ses yeux bleus-ciel, bleus-mer, bleus-rêve. avec sa bouche trop rouge. la belle ingénue oserait presque s'imaginer qu'il y a écrasé trop de cerises, pour créer ce contraste saisissant et mordant.
en fait, ce garçon, c'est juste blanche-neige. avec ses sourcils bien dessinés, sa peau claire et sa bouche qui appelle aux baisers.
elle le dévisage, chris, trop éberluée par une telle beauté dans un corps frêle, dans un corps masculin. ses pomettes ont l'air taillées avec un burrin.

- euh...

elle fronce les sourcils. c'est évident, semblent murmurer ses cils qui se couchent lentement sur ses prunelles. elle rouvre les yeux. c'est comme s'il n'y avait plus qu'eux.

- bah. parce que t'es tout seul. t'es pas avec les autres.

elle désigne les skatteurs d'un geste dédaigneux du menton. elle ignore même pourquoi elle se trouve ici, alors qu'elle les trouve tellement ringards, tellement pas classes, tellement aberrations.
elle, elle ne fera du skate que le jour où l'hoverboard fonctionnera vraiment. parce que même si elle l'avoue pas la chris, elle est dingue de retours vers le futur. c'est tellement abracadabrant.
bref.
un grand sourire s'affiche sur ses lèvres. il veut bien d'elle.
pas comme jeff.
pas comme anton.
pas comme les autres, qui ne la voient pas. ne font pas attention à elle.
lui, il la voit.
et ça, c'est tellement agréable... tellement plaisant... elle ne s'en plaint pas, mais ne comprend pas pourquoi.

- ça peut me faire plaisir !

elle déclare, toute guillerette. c'est comme si elle était dotée, à présent, d'aillettes.

- qu'est-ce que tu es venu faire ici ?

elle demande, trop indiscrète. mais les conventions, la politesse, elle les envoie se faire foutre.
elle agit sur le coup de l'impulsion.
encore.
toujours.
sa main vient frôler les cernes de blanche-neige, d'un geste doux. de peur de l'effrayer, son bel hibou.

- j'veux pas me mêler de ce qui me regarde pas. vraiment. mais t'as l'air claqué... épuisé.

elle murmure.
ouais, c'est vrai, elle le connaît pas. et elle s'immerge, s'incruste dans sa vie. ça peut ne pas plaire. mais elle peut pas s'en empêcher. chris, elle fait attention aux gens comme elle aimerait qu'on fasse attention à elle.
elle les protège.
parce qu'elle a beau se donner de grands airs, avec son maquillage trop criard et ses tenues trop courtes, ses lunettes de soleil même en pleine nuit, elle en reste pas moins humaine.


Dernière édition par Chris Carewall le Dim 24 Aoû - 20:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: MICKEY. j'veux m'en aller, mais je veux pas crever dans cette inhumanité.   Dim 24 Aoû - 14:39

elle dit qu’il est seul. mais mickey, lui, il a toujours été seul. seul avec ses mots écorchés, mal orthographiés, ses mots noirs, parfois trop nuit. peut-être qu’elle comprendra pas, l’inconnue aux cheveux d’or. peut-être qu’elle aura pitié, non, peut-être que
elle montre les garçons s’élevant sur leur planche de bois. mais mickey, lui, il aime pas ça. (non)
il grimace, il soupire, baisse la tête, puis tant pis.
peut-être parce que je n’ai pas envie d’être avec eux. je n’aime pas le skate, ça fait du bruit, c’est dangereux.
- des mots à la renverse, des mots qui bouleversent.
par hasard. je suis venu par hasard. j’aurai peut-être pas dû. ici, les gens rigolent trop fort.
- qu’il répond.
(et puis)
tes mots s’évanouissent lorsque tu sens les doigts de l’inconnue frôler ta joue. tu comprends pas parce que t’es trop con, tu comprends pas parce tu connais pas ça. les mots tendres, l’attention, l’amitié, l’amour. pourquoi tu t’écartes? laisse-la faire. mickey, elle a l’air si gentille.
trop bonne pour toi.
tu l’entends murmurer des pacotilles, des lettres sujet fatigue (indiscrétion)
elle balance des mots trop curieux, et puis toi, tu l’écoutes.
t’aimais bien sa voix en do ré mi, ses lèvres trop rouges, ses cuisses apparentes. t’aimais bien ça, toi. oui, t’aimes toujours ça.
trop bonne pour toi, t’entends?
oui, je dors pas beaucoup.
- papillon de nuit.
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MessageSujet: Re: MICKEY. j'veux m'en aller, mais je veux pas crever dans cette inhumanité.   Jeu 28 Aoû - 15:06

la teinte ambrée du crépuscule la fascine. elle aimerait être douée, et avec un crayon, la coucher sur le papier. que ces teintes, elle les dessine. bientôt, les autres jeunots iront se coucher.
elle écoute les mots s'échapper, un peu maladroits parfois, des lèvres entrouvertes du jeune homme. de blanche-neige. elle le fixe, ce garçon qui n'a même pas la chance d'être déjà un homme. lui et sa peau laiteuse, sa peau tellement claire qu'elle en paraîtrait beige.
elle aquiesce, alors qu'elle, tout ce qu'elle aimerait, c'est maîtriser cette foutue planche à roulettes. investir dans un skateboard avec des couleurs fluorescentes qui égaieraient sa vie parfois un peu malhonnête.
mais déjà, elle se renferme un peu, chris-soleil. elle devient chris-ombragée. chris-vexée. elle n'est pas timide, mais est allée le voir pour qu'il lui balance qu'il n'aurait pas dû venir ici et lui tomber dessus.
mais ça ne l'empêche pas de venir frôler ses cernes du bout des doigts. parce qu'elle est peut-être trop gentille, la belle au regard grivois. peut-être trop en manque d'attention aussi... elle se perd quelques instants dans ses pupilles.

- pourquoi ?

elle demande, encore indiscrète. tout ce qu'elle risque, c'est qu'au final, il la jette. et c'est ce qu'elle redoute : si la tatouée a envie d'apprendre à skater, elle réprouve l'idée de finir seule en ces lieux viciés.
parce qu'elle les voit, tous, se perdre ici pour mieux déchanter, pour mieux aspirer à une vie qui ne sera que chaos et qui ne les rendra que plus désillusionnés.

- tu voudrais p'têtre que j'te laisse.

elle n'a pas envie, elle, de s'en aller. de retourner à la maison trop silencieuse, où jeff s'occupe aux grés de ses envies tandis que chris attend que le temps s'estompe, qu'il s'effrite et qu'enfin le lendemain soit arrivé.
c'est pour ça que la belle poupée aime à passer ses soirées ici. ailleurs. partout, plutôt que dans la maison étriquée dans laquelle elle rejoint les bras de Morphée.

- si jamais... moi, c'est chris.

elle sourit, légèrement. parce que si ça se trouve, il va lui avouer qu'elle le laisse de marbre et qu'elle l'ennuie : que sa seule envie, c'est de se barrer pour le moment. de la fuir, petit à petit.
et l'ingénue, elle s'attache vite. déjà, elle aimerait passer plus de temps avec blanche-neige, pouvoir s'amouracher des courbes graciles de son visage poupin, de son visage si contrasté et si emprunt de beauté.
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MessageSujet: Re: MICKEY. j'veux m'en aller, mais je veux pas crever dans cette inhumanité.   

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