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 anamour (zenon)

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PSEUDO/PRÉNOM : sarah.
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MessageSujet: anamour (zenon)   Jeu 14 Aoû - 20:42

Tout est silencieux. Moi, j'ai peur de respirer et de casser l'ambiance. Alors je fais attention, je souffle doucement, un peu comme si je n'avais même pas de poumons. Etre avec zenon, depuis ce matin, hier et même demain, c'est tout ce que j'attend. Lorsque je me réveille avec des nuages gris plein la tête, lorsque j'ai mal au dos à force de me faire embêter ou lorsque je passe deux cent récrés assis dans mon coin. je pense à lui, à ses yeux bleu, à ses bras que je rêve d'avoir autours de moi et tout devient plus beau.
Je ne veux rien gâcher. Je m'efforce de penser à rien d'autre qu'au fait qu'il n'y a personne autours de nous pour me juger. Ici, Zenon n'est pas mal à l'aise. Peut être même qu'il oublie le fait que je brille pas autant que lui.
Je sais que je devrais être concentré sur le cahier, ce qu'il y a écrit là-dessus et sa voix sensé m'expliquer ce que mon cerveau grignoté refuse d'apprendre.
Mais sa voix. Sa voix. Je ne peux rien faire contre ça: Les papillons du monde entier font la fête dans mon estomac et c'est l'unique chose que je perçois.
Alors maintenant que je suis là, juste à côté de lui, je ne veux surtout pas montrer à quel point je suis ridicule.
J'hoche de la tête, je fais celui qui comprend et qui s'applique. Mais je suis déjà ailleurs. Je voudrais qu'il me souffle de pousser les livres afin qu'on se câline, comme deux amoureux. J'ai au moins une semaine à rattraper et l'image de jolies filles collées contre lui à effacer. Apprendre ne sert à rien, je suis déjà un "crétin" que tout le monde me dit.
Un peu plus, un moins, ça change quoi ? je vois ses cernes et son petit air fatigué. Peut être qu'on pourrait oublier d'apprendre à être grand et se consoler un peu. J'ai l'air bête à attendre un signe de sa part. Seulement j'ai peur, moi, que ce moment à deux ne soit pas le bon pour ces choses-là.

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MessageSujet: Re: anamour (zenon)   Jeu 14 Aoû - 21:35

Je n'ai jamais été doué pour ces choses-là, pour savoir quand parler quand ce taire, quand embrasser quand repousser, quand aimer quand détester, quand serrer quand étudier. Moi j'ai toujours fait qu'à ma tête, prenant les chemins que je jugeais les plus judicieux, ceux qui me permettront d'être qui je veux. Mais avec Oscar c'est différent, je n'ai plus envie d'être celui que je veux, le jeu ne m'amuse plus et les règles ne me sont plus utile. Je veux pas briller, je veux juste être apprécier, et je sais qu'avec lui je n'ai pas à continuer de me forcer à endosser une fausse personnalité. Il m'aime bien Oscar, je le sais, je le sens, et c'est le seul jeu qui me semble en valoir la peine. Mais c'est jamais simple, jamais. Je suis un gentil, j'aime pas faire du mal aux gens, c'est ce que dit ma maman. Mais entre deux verres de vins, elle oublie qu'elle ne sait plus rien. J'ai grandis maman, et je ne suis plus aussi gentil qu'avant. Je suis un méchant maman, un gentil tyran, qui joue à un jeu très très prenant. Je joue avec les sentiments des gens mamans.  
Les grands yeux d'Oscar sont posés sur moi, il ne m'écoute pas, jamais, et je dois toujours tout répéter, être lent, être patient, Oscar n'est encore qu'un enfant. Mais il a cette flamme dans ces yeux quand il me regarde qui me tord l’estomac. C'est des remords, un truc comme ça, une alarme qui rappel tous mes tords. Il a encore passé un mauvaise semaine, et j'ai rien fait pour y remédier, j'ai juste regardé, et même qu'une fois j'ai rigolé quand il s'est pris les pieds dans ses lacets emmêlés. On dirait qu'il s'en moque Oscar, qu'il a déjà tout oublié. Mais pas moi, il occupe mes pensées, et pas du bon côté. Alors pour oublier, je dois me concentrer ; j'ai dû mal à cause de ma surdose de médicaments, mais ça va, je répète juste un peu plus lentement. Étudier c'est le second remède, quand on étudie on n'a pas le temps de penser, parce qu'on a le cerveau trop occupé.  
- Oscar qu'est-ce que tu fais ?
Je sais qu'il écoute pas, et secrètement ça me fait marrer mais j'oserais jamais le montrer. Je n'ai pas peur avec Oscar, pas parce que c'est un crétin qui ne comprend rien, mais parce que je sais que je n'ai plus de raison de me cacher. Mais faut pas trop abuser, j'ai mon jardin secret, et je compte pas le dévoiler. Les battements de mon cœur qui ratent, hop, cacher. Mon sourire béat devant sa moue d'enfant, effacé.
- Je sais que t'as rien écouté.
C'est de ma faute, peut-être que j'en fais un peu trop, peut-être que j'en fais pas assez ? Alors je répète l’énoncé et je m'attarde sur l'explication. Mais rien à changé, je sais qu'il n'a toujours pas écouté. C'est Oscar, c'est un crétin, je devrais m'en douter, je devrais même pas m'étonner. Mais c'est mon crétin, et c'est moi qui le fait étudier, c'est pas comme ça que ça devrait se passer. Alors plutôt que de continuer, je referme d'un coup sec le cahier, juste pour qu'il arrête de somnoler.
- On devrait peut-être s'arrêter là, je veux pas te forcer.
En vérité, moi aussi je suis fatigué de lutter. C'est peut-être un crétin, mais moi je suis pas bien plus malin.
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MessageSujet: Re: anamour (zenon)   Jeu 14 Aoû - 23:01

Je ne comprend pas pourquoi tout être toujours aussi compliqué. A croire qu'avec les années, les choses se résument à ça: réfléchir, trouver une solution et réfléchir encore. Parce qu'évidemment, ça ne suffit jamais. Maman devrait arrêter de vouloir me rendre intelligent. je ne sais pas trop ce qu'elle espère en faisant ça, en donnant des pièces à Zenon pour qu'il accomplisse quelque miracles. Je n'ai pas envie d'être ce qu'elle espère, je ne veux pas me retrouver de l'autre côté et être celui qui se moque. Etre méchant n'a rien d'intéressant, être grand comme eux n'a rien de beau. Je l'aime maman, fort, fort fort, mais non. Moi, je veux rester un enfant, éternellement.
Je m'éparpille. Je me perd dans les cheveux de Zenon et j'en oublie de poser mes yeux sur le cahier. S'il venait à me poser une question, je saurais incapable d'y répondre. je ne sais même de quoi on parle. De mathématique, de guerres ou d'anglais ?
Puis bon...ses cheveux doivent être drôlement doux, non ? Il prend toujours soin de lui, c'est celui qu'on regarde tout-le-temps. En arrivant près des grilles, en se promenant dans la cours, en le croisant dans les couloirs. C'est celui que je regarde tout le temps. De mes yeux à moi, Zenon m'appartient. Au moins dans ma tête et c'est déjà bien. Je ne lui demande rien d'autre. Il fait ce qu'il veut, il aura toujours mon pardon.
Parce que je l'aime.
Comme personne ne pourra jamais l'aimer.
J'en suis persuadé.
Et quand il s'adresse directement à moi, je manque de sursauter. Ce que je fais ? Bah je pense à lui.
Mais je t'écoute! Je cache mes rougissements d'une main et fais mine de me concentrer sur ce qu'il y a d'écrit. J'essaye d'imiter désespérément son air sérieux mais la vérité, c'est que je dois seulement avoir l'air "con".
Je suis juste fatigué aujourd'hui... Pour un crétin, connaitre la "racine" de "pi" ne servira jamais. Ce que je veux, c'est qu'on m'explique ce que je dois faire pour que zenon ne regarde que moi, qu'on me file un plan pour cesser d'avoir envie de sourire et de pleurer en même temps lorsqu'on prononce son nom.
Pardon. Je m'excuse sans trop savoir pourquoi. Je crois que je me sens désolé de l'embêter comme ça. Ça se lit dans ses yeux qu'il n'en peut plus. J'aimerais bien lui demander ce qu'il a. Si il dort, si il mange, si sa maman prend bien soin de lui. Si ça ne l'embête pas d'être coincé à côté de moi.
Zenon referme d'un coup sec le cahier et mon coeur rate un battement. Je ne comprend pas. Si on s'arrête, alors logiquement, on doit se séparer, non ?
Tout, tout.
Mais pas ça.
Non, non, je suis vraiment désolé, je vais t'écouter, d'accord ? je ne veux pas qu'on s'arrête là. Il est trop tôt. Je tire un peu sur le cahier dans l'espoir de le lui arracher. Je sens quelque chose d'aussi gros qu'un camion prendre place dans ma gorge.
Oh...
Ça devrait être le plus beau moment de la journée mais en cet instant, j'ai seulement envie de me cacher pour pleurer.
J'ai...passé une mauvaise semaine et je pensais...qu'on pouvait juste parler pour une fois...sans les cahiers, tout ça. Parce que t'as l'air fatigué Zenon et que je le suis aussi... "parler", sans réciter une leçon, sans raconter l'histoire de quelqu'un mort bien avant l'époque de grand-père.

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MessageSujet: Re: anamour (zenon)   Ven 15 Aoû - 3:12

J'ai jamais trop compris ce que je lui trouve à Oscar, il est pas très beau, pas très intelligent non plus, et un peu trop souvent bébé, mais dans ma tête je me plais à me dire que c'est mon Oscar, et quand je vois la détresse qui le submerge quand il s'imagine que je vais l'abandonner, j'oublie que je n'ai aucune raison de rester. C'est lui ma raison, et ça me suffit. Je n'avais pas l'intention de partir, juste d'obtenir son attention, et ça a beaucoup trop bien fonctionné à mon goût. Je le laisse attraper mon cahier, juste pour qu'il se calme mais je vois bien que ça n'a pas l'air de fonctionner. Il panique encore, sa voix tremblotte et j'ai juste envie de le serrer très fort. Il n'arrive pas à comprendre que moi aussi, d'une certaine manière, j'ai besoin de lui. Je le lui murmure à l'oreille parfois, mais pas trop fort, de peur qu'il y croit. S'il en est, le reste du monde le sera aussi, et ça je ne veux pas, jamais. Mes doigts attrapent son menton et je le force à me regarder.
- Oscar ? Une fois, pour qu'il se calme. Oscar. Deux fois pour avoir son attention. Oscar.. Trois fois parce que c'est à lui que je m'adresse. Respire. Je reste. Je reste. Je reste.
J'ai pris l'habitude de toujours tout lui répéter, surtout ce qui est important. Je sais jamais quand il écoute, quand il s'en fiche, quand il ne comprend pas, quand il oublie qu'on est à deux et qu'il a mon attention. Mais ce n'est pas contraignant. Quand on est tout seul le soir, moi je l'aime bien cet Oscar-là.
Mes doigts toujours sur son menton, je caresse sa joue du bout du doigt. Mon crétin. Ça me fait sourire. Oui je suis fatigué, et c'est le seul qui arrive à le remarquer même si je ne suis pas vraiment sur de vouloir en parler.
- Va sur ton lit, j'arrive. Et comme j'ai peur que ce ne soit pas assez clair je reformule. On va parler. Je vais ranger et passer au toilette, et je viens m'allonger avec toi. Comme d'habitude. Et je souris. Parce que ça me fait sourire d'y penser, et parce que je sais que mon sourire enclenchera le sien. Je l'aime bien moi le sourire de mon crétin. J'en ai juste pour quelques minutes, je vais faire vite. Attend moi sur ton lit.
J’attends d'être sur qu'il ait compris avant de lâcher mon emprise.
Je suis doué de rien, je me persuade de n'être un moins que rien. Hors de ces murs mon crétin sait que je ne fais rien de bien. Ça brise mon cœur et le sien, je crois que la nuit j'entends leur bruit dans mes cauchemars. Deux petits papiers déchirés. Mais même si c'est malsains, c'est pour notre bien, le mien surtout. C'est égoïste, mais Oscar comprend, je le sais, il n'a pas son mot à dire de toute façon.  
J'ai rangé tous les cahiers les miens et les siens. On a terminé mais je crois qu'on a jamais vraiment commencé. Il comprend pas l'utilité de travailler, et je sais que quand il le fait, c'est parce qu'il sait que je reviendrais. Il a besoin de moi et j'ai besoin de lui. Au fond ce n'est pas si compliqué.
J’attends d'être sur qu'il ne va pas se mettre à pleurer pour partir pisser, et surtout essayer de respirer. Y a pas que mon crétin qui est apeuré, moi aussi, mais un peu moins. Alors pour être sûr que je ne vais rien gâcher, je profite de ce moment de solitude pour avaler quelques pilules de bonheur. Juste au cas où.
- Je suis resté. Je souffle quand je reviens. Je tiens mes promesses quand j'en fais.


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On est bien là tout les deux, l'ivresse arrive on est heureux, laisse la venir, laisse l'avenir, nous dire encore que l'on seras loin, demain, d'ici l'aurore si tu veux bien. Laisse les dire que moi, j'ai l'air bizarre, que toi, t'as l'air de rien, nous dire qu'il fait un peu froid ce soir, ou que l'on a un peu moins que rien. Nous dire qu'il fait un peu froid ce soir et qu'ça leur fait du chagrin, est ce que je chiale, moi, sur vos minables destins ?
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MessageSujet: Re: anamour (zenon)   Ven 15 Aoû - 8:04

Lorsque tu as peur de te noyer, pense à quelque chose de beau qu'elle me dit tout le temps maman. Comme le bleu du ciel, le vent qui agite les fleurs du jardin ou le sourire de zenon quand tout vas bien. J'essaye de me rappeler ce que ça fait que d'observer les nuages un dimanche après-midi à l'écart du monde entier, du soleil qui brûle la peau et de l'herbe qui me caresse les bras. Je dois oublier ce camion coincé dans ma gorge et l'absence de barrage pour contenir mes larmes.
Parce que c'est ridicule de pleurer pour si peu.
Ce n'est même pas une fin. Je sais qu'il va revenir, pour m'apprendre, m'engueuler de ne rien écouter et tenter d'imprimer quelque chose dans ce cerveau trop mou. Mais c'est tout ma force Zenon. Lorsque je pense à lui, j'ai l'impression de pouvoir battre le monde entier. Je peux aller de l'avant à condition de l'avoir contre moi de temps en temps. je sais ce qu'ils diraient les autres: que je me comporte comme un enfant. Mais moi, je crois juste que je suis un imbécile amoureux. C'est déjà "coton" comme ils disent, d'aimer quelqu'un. Mais alors si avant même de croiser ses yeux rien ne va...
je respire, presque aussi fort qu'un chiot en plein cauchemars. J'ai les yeux fermés pour ne pas voir la tête qu'il fait.
Je sens ses doigts sous mon menton.
Rien que pour ça, mon coeur s'emballe.
Mauvais gosse, je refuse de faire ce qu'il veut, je force du mieux que je peux pour garder la tête vissé vers le tapis. Je sens mes yeux humide, moi, je n'ai pas envie qu'il voit ça. Mais c'est Zenon. Et lorsque j'entend sa voix, même le bleu du ciel parait bien laid.
Alors je relève la tête et ouvre les paupières. C'est mon nom qu'il répète. Une fois, deux fois, même trois fois et avec ça, je sais qu'il ne s'adresse qu'à moi. Parce qu'il est là. Il est toujours là.
Et je suis définitivement bête de paniquer comme ça.
Il va rester qu'il dit. Ça me rassure un peu mais pas autant que ses doigts contre ma peau. Je me sens comme ces garçons qui parlent "d'alcool" tout le temps. Moi je n'ai que ça en tête et j'ai envie de sourire dès que ça arrive enfin. Le camion est déjà loin. Je souffle un peu et serre doucement mes doigts autours du cahier, celui que j'ai totalement oublié. Alors je me décide de le déposer, lui, les cours, mes peurs. Tout absolument tout. Et lorsque mes yeux s'accrochent à son sourire, je souris aussi. D'un air bête. D'un air d'amoureux. je glisse doucement mes doigts contre mes cuisses et hoche la tête. Zenon peut bien prendre le temps qu'il veut, je flotte trop pour compter les minutes de toute façon. Puis qu'est-ce que je dois répondre moi ? Oui ? je t'aime ? Il n'y a rien de logique dans ce que je voudrais lui souffler.
D'accord, comme d'habitude. Je vais juste m'allonger et attendre, sagement. j'attend qu'il disparaisse pour me mettre à respirer correctement. Mon regard suit sa silhouette jusqu'à ce qu'elle ne soit plus dans la pièce et je me décide enfin à me lever. J'ai envie de trouver un miroir pour voir si je ne fais pas trop peur après ce mauvais moment. Je sais que je devrais avoir plus peur de la tête que va faire maman quand elle va comprendre que je n'ai rien voulu faire "d'important" aujourd'hui. Je ferais mieux demain pour me faire pardonner. J'écouterais bien en cours et je dirais même à l'imbécile de derrière de me laisser en paix.
Parce que là, tout de suite, je veux seulement aller sur mon lit pour écouter mon coeur battre très, très, très fort.
je m'allonge et lorsque Zenon revient, tout ce que je suis capable de faire c'est de tendre les bras, doucement.
Je sais, je murmure et lève un peu la voix. Viens.
j'attend de le sentir à côté pour me remettre bien tranquillement sur le lit. L'air semble être plus doux autours de moi. Moins grave. Un peu comme s'il n'y avait plus rien de dramatique dans ma vie. J'essaye de ne pas trop sourire lorsque je m'adresse de nouveau à lui.
T'es pas fatigué toi, d'être tout le temps sérieux ? Si ça m'épuise d'être un bon garçon pendant une petit heure chaque jour. Alors lui, Zenon, qui est tout ce qu'il a de plus parfait en ce monde ?
Il devrait être mort à l'heure qu'il est.
Je veux pas que tu te fatigues quand je suis là. Je voudrais bien...tu sais, être celui avec qui tu peux te reposer. Je rougis un peu et plaque mon visage un instant dans l'oreiller. Ça semblait plus beau dans ma tête. Mais faut qu'il le sache Zenon: que moi, je ne veux que son bien. Même pas le mien, seulement le sien.  

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MessageSujet: Re: anamour (zenon)   Ven 15 Aoû - 10:45

Parfois je me demande quel est le plus bel endroit, et tout ce qui me vient c'est un peu niais, un peu cliché, un peu trop démodé comme réponse. Mais je viens m'allonger contre lui, et j'en suis convaincu, le plus bel endroit, c'est quand je suis dans ses bras. Mes médicaments font effet, et en quelques instants je suis un peu plus détendu. Je pose ma tête sur son épaule, assez près de son cœur, là où je peux l'entendre battre. Puis j’attrape sa main, j'enlace nos doigts, juste pour être un peu plus proche, mais j'ai l'impression que c'est jamais assez, que rien ne peut rattraper une semaine à l'éviter. Je me demande si c'est son cas, si ça lui suffit d'être comme ça, puis je me rappelle qu'en fait, il a pas vraiment le choix. Je l'observe en silence avant d'embrasser sa joue toute douce pendant que mes doigts serrent un peu plus fort les siens. Ça bat fort à l'interrieur, mais j'ai pas peur que mon crétin que l'entende parce que moi j'entend le sien. Puis j'attrappe une de ces méches de cheveux. Je les aime pas ses boucles. Personne ne les aime d'ailleurs. Mais ça c'était avant, quand je pouvais pas encore passer ma main dedans. Personne n'aime ses boucles. Et ça me va, comme ça, personne d'autre ne les touche. Et au final, je crois que je les aime ses boucles.
Oscar c'est encore un enfant, et c'est pas vraiment dérangeant. Ses questions me font sourires, ce ne sont pas des questions de grand, pas des questions que je me poserais en tant normal. Et je crois que c'est pas plus mal, je me souviens pas avoir été enfant.
- Je suis fatigué que quand je dors pas le soir. Je suis un grand maintenant. Être sérieux c'est plus une option.
Je souris en le regardant, ce qu'il est beau mon crétin, avec ses questions qui ne riment à rien. Mais j'en changerais pour rien au monde, pas même pour un Oscar un peu moins enfantin. Et quand il me dit que tout ce qu'il veut, c'est que je sois bien, je sais pas si mon coeur se gonfle ou s'il se brise. Et lui dans ton ça ? J'ai pas envie de profiter de lui, je crois qu'au lycée les autres le font déjà assez.
- T'es adorable Oscar.
Et peut être que c'est un peu trop d'un coup, mais j'embrasse encore sa joue. Sa peau est toute douce contre mes lèvres, et j'ai pas envie qu'elle se décolle, alors je me force. Et quand tout géné, il colle son visage dans son oreiller, je regrette de pas avoir d'appareil photo pour ne jamais l'oublier. Mais moi je le regarde, je le lache pas des yeux. Je veux jamais oublier comment il est.
- Tu me fatigues pas, si c'est que tu veux dire. Ma gorge se serre un peu, mais je continue de parler, j'ai pas vraiment peur de lui confier mes pensées. Mais faut que tu réussisses. Ta mère va plus vouloir que je t'aide pour tes devoirs si tu réussis jamais tes exams..
J'ai pas besoin de lui faire un dessin, je crois qu'il sait très bien ce que ça signifie s'il je n'ai plus de vrai raison d'être ici. Au lycée c'est pas possible et chez moi j'ai pas trop envie. Mais je veux pas le tourmenter, on est un peu trop bien ici pour que je continue de tout gacher avec une hypothèse qui n'arrivera peut-être jamais.
- Je suis bien ici.
Je veux qu'il le sache quand même, j'en ai jamais douté, c'est toujours le meilleur moment de la semaine quand on se voit en secret. Je suis bien ici et je n'ai aucune intention de partir.
- Pourquoi t'es fatigué ?
Mes doigts passent sur ses cernes pour les caresser comme si ça pouvait un peu les atténuer. Je lui demande pas pourquoi il a passé une mauvaise semaine, j'ai pas envie d'entendre mon prénom dans sa réponse. Je veux pas entendre que c'est parce que je l'ai un peu bousculé, un peu oublié, un peu ignoré. Je veux pas être ce Zenon là quand je suis avec lui et j'espère vraiment qu'il l'a compris.


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MessageSujet: Re: anamour (zenon)   Sam 16 Aoû - 11:59

Moi, je crois que je me vois bien mourir comme ça, dans les bras de Zenon. Il est là, à quelques centimètres et tendit qu'il attrape ma main, touche mes boucles du bout des doigts, je n'ose pas trop bouger. Parce que c'est déjà plus que ce mon coeur peut en supporter. Il est doué mon amoureux pour consoler. Je ne sais déjà plus pourquoi je paniquais. Je souris encore et encore et enfouis mon visage dans ses cheveux. Tout ce qui tourne dans ma tête me ramène à lui. Ça fait des jours et des jours que j'essaye de m'imaginer l'odeur qu'il peut avoir, ce que ça fait que de toucher sa peau et de plonger directement dans ses yeux.
Et...
Il embrasse ma joue. Je crois que je vais plus jamais jamais vouloir me laver le visage.
Zenon est toujours aussi beau, toujours aussi doux. Moi, je veux bien supporter de le partager avec le monde entier si je reste le seul à avoir droit à tout ça. Je me fais probablement des idées mais c'est rassurant de me dire que je suis vraiment son seul amoureux. Qu'il fait des câlins aux filles juste parce qu'elles sont jolies, comme moi je prend maman dans mes bras pour lui dire qu'elle est belle aujourd'hui. Je recule mon visage pour bien le voir. J'y crois toujours pas. J'y croirais sans doute jamais. Je lève mes doigts pour effleurer son visage, un peu comme si je m'étais décidé à le redessiner. Je m'en fou en fait. De ce qu'il peut vraiment penser. Il est là et le reste est trop gros pour moi.
Zenon dit que c'est un grand maintenant, qu'il doit être sérieux tout le temps. Ça ne me plait pas vraiment. C'est le plus mauvais tort des adultes ça, d'avoir oublié que c'était de rire sans penser au pourquoi. Et Zenon, lui, il n'est pas encore tout à fait grand. Il peut bien agir comme un enfant de temps en temps.
Moi je crois que ça doit être une option. Un adulte c'est toujours en colère et triste. Si tu t'amuses pas maintenant...bah...tu n'auras plus jamais le temps. Et je me sens intelligent quand je dis ça. Je m'approche un peu plus de Zenon. Je serre plus fort ses doigts et me colle contre son torse. Juste assez pour sentir son parfum.
J'ai envie de lui murmurer cent je t'aime.
Mais comme j'ai peur de ne pas être capable de compter si loin, je me contente de déposer le plus de bisous possible dans son cou, tout doucement, pour ne pas donner l'impression d'avoir juste faim.
Et parce que je rougis un peu aussi. T'es adorable. T'es adorable, T'es adorable qu'il dit. Mon coeur tape incroyablement fort. Je lève un petit regard vers lui et fais la moue.
Je le sais, tout ça, je le sais.
Papa me le répète tout le temps: tu dois réussir Oscar, ne serais-ce que pour faire taire les autres. Et j'essaye, j'essaye vraiment très fort.
Mais ce n'est jamais assez. Et je souffle quand même, pour le rassurer.
Je sais et j'y arriverais, tu verras. Et papa aussi, il verra.
Pour ne pas perdre le moral, je me concentre sur nos doigts entrelacé et jouent un peu avec. les décrocher, les raccrocher, continuer à m'y accrocher.
Moi aussi, je suis bien là Mieux que tout à l'heure en tout cas. Et je lui souris, tout tendrement en le dévorant des yeux.
Je suis fatigué pourquoi ? pour moi. Pour lui, pour mon dos qui me fait un peu mal, pour les discussions sérieuses que j'ai avec papa, pour ma solitude au lycée, pour le repas d'hier qui n'était vraiment pas bon et qui était sensé m'aider à mieux réfléchir. Seulement, je veux rien lui dire qui puisse l'inquiéter. Alors je cherche, dans ma tête, l’événement le plus stressant de la semaine, celui qui ne le ramènera jamais à tout l'amer qu'il laisse parfois.
la dame de l'orientation m'a vu dans son bureau. Elle voulait savoir, si je pensais déjà à ce que je voulais faire plus tard. Le plus tard auquel je ne pense jamais. Celui qui se résume seulement à nos rendez-vous et à tout ce qu'on allait pouvoir partager. Je me tais un peu, parce que j'essaye de rassembler correctement tout les mots que nous avons échangés. Je ferme les yeux au contacte de ses doigts et soupire tout doucement. Ma voix n'est qu'un ridicule murmure.
Je suis fatigué parce qu'elle ne comprend pas pourquoi je refuse d'aller à l'école des crétins. Et parce que personne ne me croit, quand je dis que je sais déjà ce que je veux faire de ma vie Je veux l'aimer lui. Éternellement. Mais c'est un peu bête comme avenir et ça ne donne pas de pièces.
Enfin, là, maintenant, ma vie c'est juste toi. J'embrasse doucement sa main lorsqu'elle passe devant moi, pour éviter qu'il se concentre sur mon coeur qui se brise doucement dans un bruit affreux. Parce qu'il est ma vie seulement jusqu'à tout à l'heure et qu'après, demain, on ne sera plus rien.

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MessageSujet: Re: anamour (zenon)   Dim 17 Aoû - 6:03

Je crois que si je me sens si bien avec mon crétin, c'est peut-être parce qu'il en est pas tout à fait un. Il a juste un cerveau différent, qui fonctionne pas comme tout le monde mais ça fait pas de lui un crétin, ou alors que le mien. Il a raison, toujours, avec ses réflexions d'enfant. C'est pas marrant d'être grand, mais je l'ai pas choisi, j'ai pas eu le choix. Je me demande parfois si Oscar se souvient du soir où les sirènes et les lumières rouges et bleus ont réveillé tout le quartier. Moi je me souviens de tout, de la pluie ce soir là, des voisins sur le palier et des menottes argentés. Je me souviens de mon père et les pleurs de ma mère. Je me souviens du regard des voisins et de leur bouché bée quand on leur a annoncé. Ça a fait du bruit dans Palo Alto ; le père Konieczny qui bat sa femme et touche son fils. J'en ai jamais parlé à Oscar, je supposais qu'il savait. Peut-être pas finalement, mais j'ai pas envie de lui dire. Il veut pas devenir grand, alors je vais pas lui dire pourquoi moi j'ai grandit si facilement. On est pas là pour ça, et comme pour me réconforter, je sers un peu plus fort ses doigts.
- Je suis un enfant quand je suis avec toi.
Et c'est pas pour lui faire plaisir, c'est vrai. Je sais pas comment je fais, pour être comme ça quand je suis dans ses bras. Je sais pas pourquoi j'ai pas peur de moi et pourquoi j'ose tout quand on est comme là. Je suis doux et attentionné, je le sais parce que y a que lui qui compte et que j'ai envie qu'il y est que lui. Comme si tout ce que je faisais en secret racheté toutes les méchancetés du lycée. Je sais que c'est pas le cas, mais j'ai pas envie d'y penser. Je veux juste l'avoir dans mes bras tout contre moi, sentir son souffle dans mon cou et qu'il me murmure des mots doux. Je l'aime mon crétin, j'espère qu'il l'a deviné, parce que ça c'est mon plus grand secret.
Je le vois réfléchir, je sais pas pourquoi, mais j'aime pas cette grimace, alors du bout des doigts je caresse son visage ; son front, son nez, ses joues, son cou.. C'est ce que ma maman faisait pour apaisé mes pensées. Sa réponse m'a surpris. Même moi je sais pas ce que je veux faire de ma vie. Avocat surement, comme mes parents. Et une famille, une vraie, une bien. Avec des enfants et une femme avec qui tout serait parfait. Puis je sens la présence d'Oscar sur ma peau. Et ça confirme ce que je pensais ; je sais pas ce que je veux comme avenir. Je veux Oscar. Je le veux mais à quel point ? J'assume pas au lycée, alors je sais que je le ferais jamais et j'ai pas envie d'y penser.
Quand il me dit que sa vie c'est juste moi, je met quelques secondes à comprendre ce qu'il me dit. Moi genre moi ? Je réalise pas, je passe ma vie à rechercher l'attention de quelqu'un et lui il est là, à faire s'envoler mes peurs dans la fumée. Mais son sourire a le goût d'un coeur brisé. Alors je me questionne sur ce que j'ai fait avant de réaliser que mon absence d'action c'est ce qui tâche notre joli secret. Je crois qu'il est persuadé qu'il peut me pardonner, mais moi je sais qu'un jour il va tout regretter. J'ai pas d'avantage moi, je suis apporte rien de bien, même pas un peu de sécurité. Mon crétin c'est un idiot, je crois que je l'aveugle un peu trop. Un jour il me détestera et j'aurais aucun argument pour lui rappeler de m'aimer. Il est pas toute ma vie. Mais qu'est ce qui l'est ? Ma mère ? Non. Ma copine ? Laquelle ? Mon chien ? J'en ai même pas. Je sais pas pourquoi je suis toujours en vie, je sais pas ce qui me maintient debout, ce qui aide à rester ici. Maman dit que sa raison c'est moi, parce que je suis son fils et que je suis tout ce qu'elle a.
Je me redresse, le visage au dessus de mon crétin. Je l'observe un long moment. La couleur de ses yeux que j'oublie à chaque fois que je le quitte parce qu'ils sont trop uniques. Le bout de son nez arrondis, il sait que j'aime poser des baisers ici. Ses joues qui virent au rouge face à mon insistance. Je l'observe et il me faut pas longtemps pour conclure.
- Ma vie tient à la tienne.
Je suis pas sur que ma phrase ait un sens, peut-être par pour lui en tout cas. Mais moi je comprend ce que j'avoue et le rouge me monte aux joues. Ma vie elle tient qu'à la sienne. Il est la seule personne que j'aime. Qui m'aime. La seule avec qui j'ai envie d'être, même s'il est persuadé que non. Je dis mon crétin, comme s'il était entièrement le mien. C'est quelques heures dans la semaine mais ça me suffit. Il m'en faut pas plus pour être ressourcer de lui. Puis en le regardant une nouvelle fois que je réalise ; Mon crétin je le veux, pas pour une nuit mais pour la vie. Une éternité à ses côtés. J'ai tord. Je pense pas que je pourrais vivre sans lui. Il aura toujours une part de lui en moi, c'est mon secret et c'est mon chez moi. Le lycée c'est marrant, mais maintenant je comprend mieux ; il sera mon secret jusqu'au bout. Un amant que j'irais rejoindre entre deux soirées, entre deux réunions ou entre deux disputes avec la femme que j'aurais épousé. Il est toujours présent Oscar. C'est une ombre. Mon ombre. Dans mes actions ou dans mes pensées, il y est toujours un peu coincé. Mais mon crétin il va accepter. Il est comme ça, je passe avant lui, tout le temps, et je m'en veux un peu d'en profiter.

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MessageSujet: Re: anamour (zenon)   Mar 19 Aoû - 12:34

Je crois qu'à l'intérieur de mon coeur, c'est tout un orage qui s'y installe, j'en adore la pluie mais pas le bruit que ça fait. Lorsque le ciel grogne, c'est mon corps tout entier qui tremble et là, maintenant...
c'est un peu ce que je ressens.
Je ne sais plus si je suis triste ou content. Je parle trop d'amour lorsque Zenon me regarde comme ça. Je ne peux pas m'empêcher de penser à ce que je n'ai pas lorsque je lui confie ce que je ressens. Ça ne me dérange pas de lui dire à quel point je l'aime, à quel point ma vie sans lui n'a pas beaucoup de sens. Mais je tais le reste, ce qui n'est pas forcément beau à dire: qu'il me manque tout le temps et que nos moments à deux sont devenus une grande bouffée d'air, si bien que j'ai l'impression de vivre le reste de la semaine en apnée. Pourquoi je le lui dirais ? Pour qu'il souffre un peu ? Moi je veux pas. Je veux qu'il soit heureux tout le temps Zenon. Qu'il pense à moi comme du soleil et un ciel bleu. A défaut de ses je t'aimes, je veux bien le voir sourire en pensant mon nom.
Un peu comme si j'étais le truc le plus précieux du monde pour lui.
C'est un enfant lorsqu'il est avec moi, qu'il me dit. Je décroche l'orage qui c'est installé dans mon torse et lui sourit doucement. Je ne sais pas s'il s'en doute Zenon, mais lorsqu'il me dit des trucs comme ça, il y a absolument tout, tout, tout qui s'efface. Papa dirait que c'est mal, maman me dirait que c'est beau. Ils ne sont jamais d'accord de toute façon, ni sur moi, ni sur l'amour. Je ferme les yeux. Dans l'avenir idéal de maman, j'aurais une maison juste à côté d'elle afin d'être un grand mais pas trop. Comme ça, elle pourra à me faire à manger, continuer de me conseiller sur mes habits et à me couver de bisous lorsque rien ne va. Les rêves de papa...ce sont un peu les miens aussi.
Il me veut loin papa, le plus loin possible de lui.
Moi je me veux près de Zenon. Je me vois bien le suivre, traverser tout un océan si c'est ce qu'il veut. je resterais de mon côté de la vie et de temps en temps, j'irais le rejoindre, juste au milieu et en secret. Avec lui, je crois que c'est tout ce que je peux espérer. Nous serons plus grand, nous serons plus vieux. Je crois que lui fera quelque chose de vraiment cool, un boulot que seul les gens intelligent peuvent avoir. Moi, je ferais quelque chose de mon niveau. Un travail qui demande ni calcules ni rien de chiants: Je ferais rêver les petits et les grands enfants. je dessinerais tout plein de choses pour en faire des histoires. Je le sais, que je suis doué pour ça.
J'ai juste peur de le confier à qui que ce soit.
Qu'ils arrivent, même là, à trouver un truc pour m'empêcher de faire ce que je veux. Comme un "les crétins ne font rêver personne" qui fait plus mal que tout ce qu'on a pu me dire jusque là.
Puis de toute façon, "plus tard", c'est très, très loin.
J'ouvre enfin les yeux pour le regarder. Finalement je crois bien qu'aimer, c'est tout aussi sérieux que de tenter d'apprendre une leçon par coeur. Je sens bien que tout ce qu'il me dit là, faut surtout pas l'oublier. je pose mes mains sur ses épaules lorsque je vois son visage juste au dessus du mien.
Son regard me donne l'impression de tomber et je m'accroche du mieux que je peux.
Sa vie.
Sa vie tient à la mienne.
Mon coeur éclate et mon cerveau surchauffe. Sa vie, la mienne. Peu importe si je ne comprend pas très bien ce qu'il veut dire. C'est la première fois que j'entend quelque chose d'aussi beau et sérieux venant de lui. Quelque chose qui souffle tout plein d'espoir mais tant pis.
Ça ressemble à un je t'aime et j'ai soudainement envie de le lui demander.
Ça veut dire qu'il m'aime un tout petit peu ? Un je t'aime vrai ? Non pas un truc pour se rassurer ? je ne sais plus. J'ai peur qu'il voit à quel point j'ai l'air perdu.
je caresse ses joues qui rougissent du bout des doigts, un peu fasciné.
Il est si beau mon amoureux.
Je te comprend plus tu sais. Je lui souffle, d'une toute petite voix. Là, je crois bien qu'il y a quelque chose de "tchernobyl" dans mon coeur. C'est une explosion, un truc dévastateur.
Je souris soudainement.
Comme quoi,
moi je les retiens, ses leçons.
Et maintenant je caresses ses pommettes. Je sens les battements de mon coeur se cogner contre son torse. Je dois avoir l'air ridiculement sérieux en cet instant. Mais c'est ce que je cherche ce qu'on doit dire et faire après s'être dit des trucs aussi importants. Personne ne me l'a appris, pas même lui. Et moi, j'ai tendance à me dire que tout ce je désire faire sera forcément bête.
Dis, Zenon, j'ai le droit de te demander quelque chose de...grand ? Je ne veux pas détourner les yeux. Il va de suite deviner que je prend trop au sérieux ce qu'il vient de me confier.
Je veux un vrai bisou...Comme ça, si jamais, ce soir, je pourrais mourir heureux.

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MessageSujet: Re: anamour (zenon)   Jeu 21 Aoû - 17:48

Il est beau Oscar quand il est dans ses pensées. Moi je l'observe, et je sais que je pourrais continuer sans jamais m'en lasser. Puis ses sourires fantômes qu'il laisse échapper un instant avant de disparaître. Je donnerais beaucoup pour entendre ce que dis la petite voix dans sa tête, si elle a raison, si elle a tord, si elle le guide contre moi. Car moi j'ai peur de ça, qu'un jour il me glisse entre les doigts. Je lui donne rien de bien à mon crétin, rien qui justifie qu'il soit mien. Peut-être qu'un jour lui aussi il va grandir mais je veux pas être celui qu'il oublie. Je ne peux deviner à quoi il pense, alors quand tout bas, il m'avoue qu'il comprend pas tout, je laisse mon rire se fracasser entre mes dents. C'est nerveux, un peu, puis je finis par lui confier :
- Moi aussi, souvent, je ne me comprend pas, mes pensées n'ont pas beaucoup de sens..
Qu'est-ce que je fais là avec toi ? Puis pourquoi je reste ? Qu'est-ce que tu fais dans ma tête ? Qu'est-ce que t'y fais dans ma tête ? Qu'est-ce qu'il se passe dans ta tête ? Pourquoi t'es encore là ? Pourquoi tu restes ? Moi j'en veux pas ton sourire. J'ai pas besoin de soleil dans mes nuits noires. J'ai pas envie de ta présence contre mes cauchemars. Surtout, je t'en supplie reste là. Je te supplie t'en vas pas.
Tu vois moi je suis pas une étoile, je suis pas un soleil. Je brille pas, je donne juste mal à la tête.
C'est tout détraqué dans mon corps, y a rien en place dans mon coeur, puis y a plein de truc de pas net dans ma tête. Tu prends trop de place dans ma tête, pourquoi t'es encore là, pourquoi tu t'en vas pas ?
Même moi des fois je ne me comprend pas.
Puis il a l’air sérieux Oscar maintenant, j’ai presque peur qu’il ait compris mes pensées. Il a l’air sérieux mais à sa façon, pas comme les parents qui sont sérieux parce que tout va mal et parce qu’on est pas censé rire dans les moments comme ça. Non, lui, on dirait qu’il réfléchit à quelque chose d’important, assez important pour me faire une boule dans le ventre.
Oscar, il fait toujours peur à mon monde. Quand je suis avec lui, je suis un peu trop moi, et par conséquent, un peu moins invincible. J'ai peur de l'extérieur quand je suis avec Oscar. J'ai peur des autres, j'ai peur de lui et surtout j'ai peur de moi. Et c'est ça qui tue tout. Le gros boulet de canon dans notre relation. J'ai trop peur de tout pour qu'on soit parfait. J'ai peur qu'on nous voit, de ce que l'on peut croire ou de ce qu'ils diront. Je sais pas pourquoi j'ai peur comme ça, parce que quand je suis avec lui j'ai l'impression que je pourrais tout envoyer valser. Mais une fois que je quitte ses bras, c'est différent ; j'ai peur de tout, et mon masque d'indifférence ne me rassure en rien.
Il a l’air trop sérieux Oscar, mais si je m’enfuie pas, c’est parce que j’ai pris un peu trop de pilule de bonheur pour laisser mon corps réagir à la peur, puis ses doigts sur mon visage me rassure un peu aussi.
Finalement il me dit qu’il veut un truc grand.
Un truc de grand.
Un vrai bisous ?
L’embrasser ?
J'en ai jamais fait des baiser d'amoureux. Je sais pas ce que ça fait au coeur, si c’est douloureux ou agréable. J’ai entendu parler de papillon, le genre de truc un peu con que tout le monde raconte. Mais moi, je connais rien, j'embrasse que les filles un peu amoché, ou les petites fragiles qui ont envie de se montrer insensible.
J’embrasse pas les Oscar.
Puis moi, je crois que j'aime pas les garçons.
Mais j'aime mon crétin, et c'est très bien.
- D’accord.
Je crois que c’est un peu cliché, mais c’est tout ce que je trouve à répondre, puis on est un peu trop bien pour que je dise non sans raison. Sauf que je détache pas mon regard du sien, je m’y perds un peu, assez pour m’obliger à effacer mes pensées. Je m’en moque de ce que dise les autres, il est beau mon crétin, et je l’échangerais contre personne d’autre.
Puis je laisse mes lèvres se poser sur les siennes, doucement, comme une caresse, rien de brutale ni rien d’effrayant, j’ai pas envie qu’il s’en aille, qu’il prenne peur et surtout que ce soit de ma faute. Mais je dépasse cette appréhension quand mes doigts sur sa joue glisse dans son cou et que je ne me contente plus de juste poser mes lèvres.
Je sais pas ce qui fait le plus mal, mon coeur qui frappe contre ma poitrine ou mes pensées qui se cogne contre mon envie de rien ressentir d’autre que lui.
Puis on se détache comme ça, avec un arrière goût de pas assez.
Tu prends trop de place dans ma tête.
- Qu'est ce que tu fais encore là.
Pourquoi tu ne t'en vas pas ? Mais je crois que j’ai murmuré trop bas pour qu’il l’entende, je suis même pas certain d’avoir émis un son.
Puis j’ai pas envie que sa s’arrête, alors juste pour que sa dur un peu plus longtemps, j’embrasse encore ses lèvres, juste un instant, un instant un peu trop court.

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MessageSujet: Re: anamour (zenon)   Dim 24 Aoû - 21:26

J'aimerais parfois cesser tout simplement de penser. Ça me plairait bien, moi, que mon crâne soit aussi vide qu'on le prétend, d'avoir seulement de l'air dans le cerveau et non pas deux cent questions. Comme ça, je n'aurais plus à me dire "pourquoi" plusieurs fois par jour, je n'aurais plus besoin de regarder Zenon en cachette pendant des heures en me demandant ce qu'il pense réellement.
Est-ce qu'il est bien là ? Est-ce qu'il est vraiment, vraiment, vraiment bien ? Un peu comme moi.
Est-ce qu'il oublie tout lorsqu'on se voit, est-ce qu'il arrête de s'inquiéter de ce que les autres disent sur lui ? sur moi ? Est-ce qu'il est heureux, au moins, de me prendre dans ses bras ? s'il se force, s'il n'est pas un peu malheureux de perdre du temps comme ça.
Ses pensées n'ont pas de sens qu'il dit.
Moi, je pense que c'est Zenon tout entier qui n'a pas de sens.
Si tout le monde savait que mon amoureux, il console n'importe quel blessure avec un bisous sur la joue, je suis sur qu'ils l'aimeraient tout autant que lorsqu'il se moque de quelqu'un pour se donner l'air plus grand.
Je crois même qu'en fait, on l'aimerait fois cent.
Et ils sauront tous à quel point il est beau mon Zenon.
Mais voilà, les gens intelligent pensent beaucoup trop et je sais que tout ce qui semble simple pour moi est en vérité plus compliqué.
C'est qu'il me dirait, j'en suis persuadé. Quelque chose comme "Tu ne sais pas, toi".
Arrêtes de penser de temps en temps. Tu verras comme tout est clair. Je lui dis, comme ça, l'air de rien. Je sais bien que je suis le plus mal placé pour dire des conseils mais je l'aime pas beaucoup, moi, son rire. Parce que ça veut dire que son "tchernobyl" à lui, c'est dans sa tête qu'il s'agite.
J'inspire un peu.
Au lycée, je vois tout le temps des amoureux se cacher dans un coin de la cours pour se faire des bisous. De ceux que mes parents échangent quand ils croient que je suis dans ma chambre. Je me rend bien compte que ça n'a rien à voir avec les trucs qu'on fait Zenon et moi. Je crois que ça s'adresse seulement à ceux qui s'aiment vraiment vraiment et qui n'ont pas peur de se regarder quand d'autres gens sont là.
Ou alors ceux qui ne s'aiment pas mais qui veulent faire comme si.
Et j'ai peur, parce que je me demande depuis quelques temps si je pourrais moi, embrasser mon amoureux comme ça. Comme un grand.
Je crois que je pourrais tomber dans les "pommes".
C'est déjà beaucoup je trouve, d'être dans ses bras.
Alors l'embrasser...comme un vrai couple.
J'ose pas trop y penser. Je préfère le dire.
Si Zenon dit non à mon bisous de grand, je crois que je vais être mal. Mais s'il dit oui, ça va probablement être la même chose: Parce que c'est la toute, toute, toute premier fois que j'ai envie de faire tout ça. Je faisais rien moi avant lui, je rêvais dans ma tête, j'étais tout le temps dans mon coin.
Et là, maintenant, quelqu'un m'embrasse. Moi. Le Crétin.
Je ferme les yeux.
Je crois voir les couleurs du monde entier dans le noir quand je sens les lèvres de Zenon caresser les miennes.
C'est...comment ils disent déjà ? "wow". J'imagine fois cent ce que ma joue ressent quand elle se fait s'embrasser. J'ai tout un stock de souffle dans mes poumons qui refuse s'en aller. Puis je m'en fou. Puis j'oublie tout, puis je pense le rien.
C'est trop, trop, trop. Je rougis et j'ai chaud. Elle est légère ma chemise pourtant mais là, le soleil serait à trois centimètre de moi que ce serait la même chose: Je veux lui faire des bisous de grand éternellement.
Il se détache et moi je suis toujours là, avec un léger picotement sur la bouche. Je ressens encore toute les sensations avec un peu de retard.
j'essaye de papillonner des yeux mais rien à faire.
Je crois qu'il m'a un peu étourdis Zenon. Je suis vraiment trop sensible.
Tu dis ? Je demande, lointain et pose mon regard sur le plafond derrière sa tête. Je comprend mieux pourquoi les amoureux se cachent pour s'embrasser, ça doit être gênant de se montrer tout chambouler.
J'accroche mes doigts à ses cheveux et pose mon regard sur lui. Je ferme les yeux, de peur que tout se brise maintenant.
Je ne reste jamais heureux bien longtemps. Je le sais bien et moi, je veux me souvenir de tout ça le plus possible.
Je sais bien que ça ne peut pas durer. Nous, c'est une histoire assez limité.
les trucs de grands n'ont pas que de mauvais côté. Je ris, doucement et sourit derrière mes paupières. Je passe mes bras derrière ses épaules, comme on doit le faire de ce genre de moment.
Il est quel heure Zenon ? Je crois que j'ai tout oublié, même à lequel tu pars... partir, me laisser avec ma tête dans les étoiles. Je préfère qu'il me laisse pendant que je rêve encore.

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MessageSujet: Re: anamour (zenon)   Ven 29 Aoû - 19:20


Je crois que le plus magique chez Oscar, ce sont ses réactions. Il est transparent comme garçon, du genre qu’on voit pas alors on bouscule dans les couloirs, du genre à laisser paraître au grand jour chacune de ses émotions. Mais je le comprend que maintenant, je crois qu’avant, j’ai jamais vraiment pris le temps de le regarder. Là c’est bien mieux que tout. Son sourire. J’ai envie de lui dire que je suis assez grand pour nous deux, qu’il a pas à grandir, que j’en ai pas envie. En grandissant il disparaît ce sourire, ça je le sais. On est bien là, non ? Avec nos jeux d’enfants. Faut croire que non, je panique légèrement quand Oscar me rappelle qu’on est limité, qu’on a pas la vie devant nous et qu’on doit tout stopper.

- Je devrais déjà être chez moi. J’évite de grimacer, ça va être encore plus dur de se quitter si je lui montre que j’en ai pas envie.

Alors je sors brusquement de lui, un peu trop peut-être. Mais je sais pas ce qu’on est censé faire après ça, quand on est tellement bien et qu’on doit éclater notre bulle de confort à coup de pied. Je sais pas si je dois encore l’embrasser, l’enlacer ou faire signe de main en partant au loin. Une hésitation, trois secondes, et c’est trop tard, finalement je fais rien. Tu vois Oscar, on est rien, on tient à trois secondes ; j’ai envie de lui dire, mais je veux pas tout gâcher. J’ai l’impression de fuir, et je crois que c’est le cas, parce que quand je ferme la porte de sa chambre derrière moi, je dois m’arrêter un instant parce que je suffoque, j’ai dû mal à respirer. C’est dingue à quel point je suis lâche finalement. J’ai aucun courage, aucun mérite. Je fais tout en cachette et j’ai honte. Mais j’ai pas honte d’être un lâche, j’ai honte de la personne pour qui je le suis, et je crois que c’est bien pire.

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